jeudi 4 juin 2009

Beau oui, comme Powys

Stephane_mini
J
e relève mes lunettes sur le haut de mon crâne et je frotte mes yeux, déclenchant par ce geste toute une série de picotements agréablement douloureux (ou douloureusement agréables, j’hésite). L’obscurité commence à envahir le salon silencieux ; les meubles se drapent d’ombres. Je repose sur l’accoudoir du fauteuil le livre de J.C. Powys que je lis depuis quelques heures... Quelques phrases me reviennent à l’esprit :

« Ce qui la déconcertait, la troublait, c’était la passion frustrée de ce visage, pareil à un navire aux ponts couverts de grands canons noirs qui la visaient dans la brume ».

« Ce silence, saturé d’une fluidité jaune comme une grande éponge humide qui aurait lavé le corps doré d’une idole noyée ».

Je rechausse mes lunettes et je me sens soudain très las : comment voulez-vous oser prendre la plume après avoir goûté à de telles splendeurs ?

7_vert

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Beau oui, comme Powys

    paradoxons...

    Sympa, le maniement du paradoxe ( dans paradoxe, il y a parade) sur le thème: je prends la "plume" pour dire que je ne la prends pas.....

    Posté par pépé, jeudi 4 juin 2009 à 09:54:49 | | Répondre
  • Et je viens d'apprendre que JC Powys avait un frère moins connu que lui, mais lui aussi doué pour l'écriture... Affaire à suivre dans un futur Grognard...

    Posté par Oniromancies, vendredi 5 juin 2009 à 11:09:13 | | Répondre
  • Il en avait même deux : Thjéodore et Llewelyn, mais j'avoue que je n'ai rien lu de ces derniers. Tu parlais duquel ?

    Posté par SB, vendredi 5 juin 2009 à 14:09:53 | | Répondre
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