Commentaires sur Paléontologie très approximative

    "De même, l'oiseau qui plane au fond de l'azur représente d'abord l'immortelle envie de planer au-dessus des choses humaines ; mais déjà vous êtes l'oiseau lui-même. Je vous suppose assis et fumant. Votre attention se reposera un peu trop longtemps, sur les nuages bleuâtres qui s'exhalent de votre pipe. L'idée d'une évaporation, lente, successive, éternelle, s'emparera de votre esprit, et vous appliquerez bientôt cette idée à vos propres pensées, à votre matière pensante. Par une équivoque singulière, par une espèce de transposition ou de quiproquo intellectuel, vous vous sentirez vous évaporant, et vous attribuerez à votre pipe (dans laquelle vous vous sentez accroupi et ramassé comme le tabac) l'étrange faculté de vous fumer."
    Charles Baudelaire, "Paradis artificiels", Le Poème du haschisch,(Gallimard, La Pléiade, édition 1961, page 365)

    Lu dans le "Chasse-clou", le blog de Dominique Hasselmann (Démocratie enfumée).

    Posté par Michèle Pambrun, mardi 9 juin 2009 à 11:35:11 | | Répondre
  • Adorable livre s'il en est et dans lequel il est écrit quelque part, si mes souvenirs ne me trahissent pas : " Un homme qui ne boit que de l'eau a des secrets à cacher à ses semblables".!

    Posté par Bertrand, mardi 9 juin 2009 à 14:10:52 | | Répondre
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