jeudi 14 mai 2009

L'effet Vache qui rit

Stephane_mini
A
ssis sous un arbre, par un poisseux soir de juin, un homme lit un livre. Sa main libre tortille distraitement un minuscule brin d’herbe. Le ciel, à l’ouest, commence à rosir et des escadrilles de martinets se pourchassent sans fin en déchirant le silence de leurs sifflements affairés. L’intrigue de son roman traîne en longueur : le héros, assis à l’ombre d’un arbre, par un poisseux soir de juin, lit un livre en jouant distraitement avec quelque brin d’herbe. Au dessus de lui, à l’ouest, le ciel commence à rosir et des escadrilles de martinets se pourchassent sans fin en déchirant le silence de leurs sifflements affairés. L’intrigue de son roman traîne en longueur : le héros, assis sous un arbre par un chaud soir de juin lit un livre en jouant distraitement, de sa main libre, avec un brin d’herbe. Au dessus de lui, à l’ouest, le ciel commence à rosir et des escadrilles de martinets se pourchassent sans relâche en déchirant le silence de leurs sifflements affairés. L’intrigue de son roman traîne en longueur car le héros, assis sous un arbre par un poisseux soir de juin lit un livre pendant que son autre main joue distraitement avec un minuscule brin d’herbe. Au dessus de sa tête, à l’ouest, le ciel commence à rosir et des escadrilles de martinets se pourchassent sans fin en déchirant le silence de leurs cris aigus. L’intrigue de son roman traîne en longueur car le héros, assis sous un arbre par un poisseux soir de juin lit un livre en jouant distraitement, de sa main libre, avec quelque brin d’herbe. Au dessus de lui, à l’ouest, le ciel commence à rosir et des escadrilles de martinets se pourchassent sans fin en déchirant le silence de leurs sifflements stridents...

7_vert

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
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Commentaires sur L'effet Vache qui rit

    sourire...

    Pas mal, Chapprot ( réflexion d'un prof dessiné par Gotlib dans l'écho des savanes...) Tu t'amuses à écrire, maintenant? La futilité guette, gaffe!...

    pascal

    Posté par pépé, jeudi 14 mai 2009 à 09:30:28 | | Répondre
  • J'adore vraiment, il fallait y penser.
    Je pensais trouver les vaches car je reviens de Normandie avec plein de superbes images dans la tête des vaches normandes sous les pommiers roses.
    Je mets en lien sur mon blogue !

    Posté par Rosa, jeudi 14 mai 2009 à 09:43:25 | | Répondre
  • Oui mais...

    ...quelques répétitions quand même....

    Posté par aglaé, jeudi 14 mai 2009 à 11:20:59 | | Répondre
  • Mais avec quelques variations, certes discrètes...

    Posté par SB, jeudi 14 mai 2009 à 12:36:30 | | Répondre
  • Et merci à Rosa pour le lien vers son blog !

    Posté par SB, jeudi 14 mai 2009 à 12:45:25 | | Répondre
  • Les vaches irlandaises. . .!

    Mais ici, en irlande, les vaches commencent de composer les poèmes . . . . .

    Posté par Fred Johnston, jeudi 14 mai 2009 à 17:07:42 | | Répondre
  • Abyme ...

    On aime ça !

    Chers inter-lecteurs,

    La mise en abyme désigne la relation de similitude qu'entretient tout élément, tout fragment avec l'œuvre qui l'inclut, principe souvent décrit de façon imagée comme un effet de miroir. Cet emboîtement s'apparente à une auto-citation.

    Le concept, qui s'est imposé à grande échelle depuis sa prise en charge par le Nouveau Roman, appartient à la vaste problématique de la réflexivité ( autoreprésentation, autoréférence) et est un des outils de base de la métafiction, cette écriture littéraire qui intériorise un commentaire sur son écriture mais aussi sur sa lecture (ou sur sa représentation dans le cas du métathéâtre).

    André Gide illustre son emprunt à l'héraldique par un exemple littéraire principal, la scène des comédiens dans Hamlet (II, 3), une scène de théâtre dans le théâtre, et par des exemples picturaux, quand apparaissent dans les tableaux des jeux de miroirs reflétant la scène déjà représentée.

    Victor Hugo avait cependant en 1864 décrit cette intuition dans son William Shakespeare : « trente-quatre pièces sur trente-six offrent à l'observation (...) une double action qui traverse le drame et le reflète en petit ».

    Selon Lucien Dällenbach à qui l'on doit la description la plus précise du procédé ( Le Récit spéculaire, 1977), la mise en abyme se caractérise par son « objet », son « amplitude » et sa « portée ».

    En ce qui concerne d'abord l'objet, deux éléments du texte peuvent être mis en abyme. La réflexion de l'énoncé est le retour, le rappel du « résultat d'un acte de production ». La mise en abyme est fictionnelle (« dimension référentielle d'histoire racontée ») ou textuelle (« aspect littéral d'organisation signifiante »). Au contraire, la réflexion de l'énonciation consiste dans « la mise en abyme du contexte ou des acteurs de la production et / ou de la réception ».

    Deuxièmement, il existe trois figures essentielles de l'amplitude : la réduplication simple, qui consiste en un rapport de similitude élémentaire ; la réduplication à l'infini, dans laquelle le fragment inclus inclut lui-même un fragment ayant cette relation de similitude ; et la réduplication répétée ou spécieuse, dans laquelle le fragment est censé inclure l'œuvre qui l'inclut.

    Quant à la portée, il existe trois sortes de mises en abyme, reflétant trois formes de discordance entre l'ordre de l'histoire ( diégèse) et celui du récit ( narration) : la mise en abyme prospective, qui « réfléchit avant terme l'histoire à venir » ; la mise en abyme rétrospective, qui « réfléchit après coup l'histoire accomplie » ; la mise en abyme rétro-prospective, qui « réfléchit l'histoire en découvrant les événements antérieurs et postérieurs à son point d'ancrage dans le récit ».

    Jean Ricardou décrivait à l'aide de plusieurs exemples la mise en abyme dans Problèmes du Nouveau Roman (1967) et Le Nouveau Roman (1973). Dans Problèmes du Nouveau Roman il posait les bases de ses réflexions ultérieures sur le sujet dans trois paragraphes : « La mise en abyme », « Contestations par la mise en abyme », « Révélations par la mise en abyme ». Mais dans la nouvelle édition de Le Nouveau Roman parue en 1990, il précise que les « rectifications minimes » qu'il tenait à apporter sont « principalement, au chapitre trois, à la suite des remarques d'un spécialiste, davantage de précautions dans le diagnostic de "mise en abyme" (...). »


    En effet, entre temps, en 1977, est paru l'ouvrage de Lucien Dällenbach, qui comprenait également un panorama historique intitulé *Variations sur un concept+, une *Typologie du récit spéculaire+ et quelques «Perspectives diachroniques» consacrées au Nouveau Roman et au Nouveau Nouveau Roman.

    Jean Ricardou ouvre d'un jeu de mots ( abymé : « mis en abyme » et abîmé, au sens de l’anglais spoiled) sa propre description, qu'il intitule « le récit abymé ». C'est en effet dans le chapitre de son ouvrage sur Le Nouveau Roman consacré au « récit en procès » qu'il place sa description. Pour lui la mise en abyme relève de deux fonctions principales : la révélation et l'antithèse. La fonction de révélation fonctionne « d'une part de fonction générale (répétition) ; d'autre part selon des traits distincts (condensation, anticipation) ». La fonction antithétique, elle, est cette force qui « tend à briser l'unité métonymique du récit selon une stratification de récits métaphoriques. »

    Lucien Dällenbach décrit la mise en abyme comme un « procédé de surcharge sémantique permettant au récit de se prendre pour thème ». Le résultat est la production d'un métatexte.

    Mais comment peut-on caractériser une telle relation ? Selon Jean Ricardou, c'est un rapport d' opposition qui caractérise la relation entre l'enchâssant et l'enchâssé puisque la mise en relief de l'autoreprésentation produit l'affaiblissement du système de représentation : « Là où le sens domine, le texte tend à l'évanescence ; là où le texte domine, le sens tend au problématique. » ( Nouveaux problèmes du roman, 197. Jean Ricardou et Lucien Dällenbach perçoivent aussi le procédé en termes de contestation, surtout de la tradition mimétique de l'art. Jean Ricardou analyse la mise en abyme comme « la révolte structurelle d'un fragment du récit contre l'ensemble qui le contient » ( Problèmes du Nouveau Roman).

    Posté par Narval, jeudi 14 mai 2009 à 17:36:40 | | Répondre
  • La vache !!!

    Posté par SB, jeudi 14 mai 2009 à 17:57:01 | | Répondre
  • Mais pourquoi ?

    - Mais pourquoi la vache qui rit, rit ?

    - Question de Pauline Carton à St.Tronc en Brise.



    - Et à Trinquant, demain si vous le voulez bien !

    - C'était Narval Jeunesse pour le Jeu des mille francs.

    Posté par Narval, jeudi 14 mai 2009 à 18:07:20 | | Répondre
  • Bonjour, avec des amis nous avons créé un blog qui a pour but de promouvoir tous les internautes qui aiment écrire. C'est un blog qui publie des les textes des participants et faits des critiques de bouquins, et parfois s'élargit a d'autres arts (photo, musique).

    Nous recherchons des participants sur toute la toile, et nous espérons que tu passeras au moins jeter un coup d'œil et pourquoi pas participer !

    En espérant t'y vois bientôt : http://le-hangar.cowblog.fr/ . Et pour envoyer tes œuvres, c'est ici : http://le-hangar.cowblog.fr/contact.html .

    Hazel, du Hangar.

    Posté par Hazel, jeudi 14 mai 2009 à 23:17:17 | | Répondre
  • Benjamin Rabier

    .....dessinateur de la vache qui rit...

    ""A travers ses différents ouvrages pour les enfants, il mettra un terme au vieux préjugé qui enfermait à l’époque le monde animal dans la morosité. Il va donner à ses animaux les mêmes tares, vices, malices, cruautés, etc... que les humains « C’est un véritable zoo pris de folie qu’il lâche dans ses histoires » ."""

    Posté par aglaé, vendredi 15 mai 2009 à 03:20:58 | | Répondre
  • Gédéon le Canard !!!

    Mais ouiiii Aglaé ma fée préféerée !

    Bon sang mais c'est bien sûr, ce héros a marqué l'enfance de millions de jeunes français de l'entre-deux guerres ...

    Lors de sa naissance en 1923, Gédéon est un petit canard qui partage son album avec Roudoudou le lapin et Alfred le crocodile. Mais dès l'album suivant, il en est l'unique vedette. Sa personalité s'affirme au fil des albums et prend une place centrale dans la société des animaux où la ferme et la forêt forment cependant deux univers distincts.

    Petit canard né avec un long cou disgracieux, Gédéon quitte la ferme, partage des aventures avec Roudoudou et Alfred, et finit par éliminer le loup et le renard, prédateurs des animaux de sa ferme natale.

    "Ce fut le héros du jour. Il rentra en grâce près de ses parents et de ses frères et prit dans la ferme une place honorée et enviée. Il a sa part de toutes les bonnes choses et habite un élégant pavillon de bois. Un canard de la valeur de Gédéon n'habite pas un réduit ou une cabane".

    Dans Gédéon sportman (1924), écho des VIIIe Jeux Olympiques organisés cette année là à Paris et à Chamonix, Gédéon recrute le chien Briffaut pour lutter à la boxe contre Goupil, qu'il terrasse. Toute la famille Goupil sera exterminée, servant ainsi de fil conducteur à l'album. Tous s'adonnent aux joies du sport : l'ours lance le poids, Briffaut fait du ski, les lapins du bobsleigh.

    L'année suivante, Gédéon s'envole pour l'Afrique, à Benghazi en tripolitaine, puis sur les rives du Nil. Le désert est à la mode, popularisé par les expéditions Citroën et Pierre Benoît. Mais l'attitude du canard est celle d'un colonisateur. Le lion lui dit : "Tu as cru qu'il suffisait de venir de France pour faire la loi ici". Ses exactions sur les animaux l'amènent à rentrer précipitamment en France.

    Dans le lourd climat qui rêgne sur l'Europe en 1938, Gédéon fait du ski -s'inspirant des championnats du monde de ski où les français gagnent deux médailles- apparaît comme une éclaircie.
    Cependant, en dehors des joies du sport, d'autres épisodes se font l'écho de la politique annexionniste et raciste de l'Allemagne nazie. Gédéon organise une fête de bienfaisance et propose au comité des notables la construction d'un refuge pour les animaux : l'auberge de la Belle-Etoile. Il sera envahi par les animaux d'une ménagerie, étrangers faisant irruption dans cet univers familier, et que Gédéon devra chasser.

    Le dernier album est une véritable profession de foi. Le ton de Benjamin Rabier devient grave :
    "Gédéon est soucieux. Il trouve que tout va mal. Les animaux ne s'entendent pas. Les forts persécutent les faibles. (...) Gédéon forme le projet d'opérer, dans le monde animal, une réforme morale. (...) Gédéon, témoin affligé et indigné de la résignation de trop d'animaux, voudrait les voir enfin réagir..."

    Merci Gédéon

    Merci Aglaé ma Fée.

    Salut de Narval Enfant.

    Posté par Narval, vendredi 15 mai 2009 à 08:14:22 | | Répondre
  • Cher Narval...

    ....tu m'en apprends des trucs!

    Je retiens surtout la concommitence( hé! oui!) des évènements historiques à la veille de la guerre et les aventures du petit canard de Benjamin Rabier.C'était ingénieux et culotté, les grognards admireront certainement;

    Question intelligente: crois tu que les lecteurs décryptaient les intentions de l'auteur ou bien il faut penser à une influence subliminale?

    merci petit canarval
    Aglaépatée et ravie

    Posté par aglaé, vendredi 15 mai 2009 à 10:17:03 | | Répondre
  • erratoume.....

    J'ai honte!!!!!
    ""Concomitance"".....je ne devrais pas employer de mots au dessus de mes moyens...

    Posté par aglaé, vendredi 15 mai 2009 à 10:22:29 | | Répondre
  • Profitez Aglaé !!!

    Sweet Aglaé,

    Votre patte est tout aussi magique que celle de Benjamin Rabier. Croyez-vous que l'on aie besoin de décrypter vos intentions pour se laisser emporter par le plaisir, le doux plaisir que procurent votre peinture ?

    Certainement que vous avez des intentions précises ou indéfinies pour créer les personnages, les scènes de vos propres oeuvres. Mais y-a-t'-il besoin de les connaître pour se laisser voguer sur votre douce houle ?

    Laissons donc aux spécialistes et analyseurs de tout acabit le soin de nous rédiger les tentatives de mise à nu des auteurs quels qu'ils soient.

    Amusons-nous de ce que nous ressentons en voyant, décryptant, lisant, imaginant .....

    Concernant les mots au-dessus de vos moyens, mais profitez en donc ma chère Fée, ils sont là, bons à prendre sur l'étalage de nos mémoires et dans les pages de nos dictionnaires chéris !!!

    Aglaé bonne journée.

    Narval qui retourne dans sa boîte magique ! Oups et hoppy !

    Posté par Narval, vendredi 15 mai 2009 à 10:51:43 | | Répondre
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