mardi 24 mars 2009

Histoire du mardi 24 qui prouve, si besoin en était mais comme promis, la véracité de celle racontée le mardi 17…

Bertrand_mini

Ça se passe encore dans ma maison. Désolé, mais je ne bouge pas beaucoup ces temps-ci, de vaches maigres et de rigueur hivernale.
Ma maison est en bois, comme la plupart de celles des villages qui jalonnent la frontière orientale de la Pologne.
De l’autre côté de la rivière… Mais vous savez déjà tout ça.
J’étais donc en train d’allumer le chauffage et comme la réserve de bois est quasiment épuisée, je pensais que, fort heureusement, le printemps serait bientôt de retour. Dès ce matin en effet, sur la plus haute branche de l’arbre le plus haut des halliers qui jouxtent mon territoire, une grive litorne était venue et avait modulé de superbes vrilles en direction du ciel bleu.

On a soudain frappé à ma porte et j’ai regardé par la fenêtre. Oui, dit comme ça, ça fait un peu bizarre comme réaction… Pourquoi ne pas regarder par la porte si c’est à la porte qu’on frappe ? Parce que c’est une grosse porte pleine, voilà tout. Alors si on frappe à ma porte, je regarde par la fenêtre. Si on frappe à ma fenêtre, je ne regarde pas par la porte, rassurez-vous. Elle est pleine, je vous dis, on ne voit rien au travers.
Faut tout vous dire…
Donc, je regarde par la fenêtre : Surprise ! Il neige, il neige à gros flocons et le crépuscule est déjà tout  blanc, tout livide… Le printemps c’est pas pour demain, que je me dis, morose, et la grive et ses vrilles se sont fourvoyées et moi en même temps. Comment je vais faire, moi, si j’ai plus de bois pour me chauffer ? Il va falloir que je…
Oui mais pendant que je suis là, retenu à la fenêtre par mes considérations angoissées, le visiteur s’impatiente sous la tempête neigeuse et pousse la porte. Ah, salut ! C’est mon vieux voisin, Stanisław, celui de l’histoire de mardi. Vous vous souvenez ? Bon.
Sa lourde pelisse et sa chapka sont complètement enneigées et il s’ébroue à son aise pendant que je prépare le thé. Je lui propose une cigarette et on discute un peu. Je lui dis mes angoisses de chauffage. Il dit que c’est rien, faut pas que je me tracasse, ça ne va pas durer, on est en mars quand même ! Il ne fera pas en dessous de zéro, malgré la neige et la pleine lune qui arrive…Lui, il en a connu des grands froids ! Et le voilà qui, parti sur le froid et la pleine lune, se met à me raconter la même histoire qu’en janvier et que je vous ai racontée, moi, mardi dernier. Au détail près, tout, les gants, les barbelés, les 100 roubles sous la lune, ce que le camarade Sergueï a dit, mot pour mot, et ce qu’il a répondu, lui !
Alors moi je dis que si un vieux gars peut raconter deux fois une même histoire qui s’est passée il y a cinquante ans avec la même précision de détails, c’est que l’histoire est absolument vraie.
Et vlan ! La voilà, ma preuve. Irréfutable !
Je vous sens bouche bée, tout votre scepticisme anéanti. Allons, allons, remettez-vous… On va pas en faire une histoire, de cette histoire !
Donc, moi qui suis un garçon poli et qui aime bien mon voisin, je fais semblant d’écouter pour la première fois, je suis suspendu à ses lèvres, je m’exclame aux bons endroits, je ris comme un bossu à la chute. Mais comme je me sens faux-cul quand même, je crois bon de rajouter, pour faire diversion, ah, cette époque communiste, ça ne devait pas être tous les jours dimanche !
Stanisław dit que bon sang de bon sang, non, c’était pas rigolo tous les jours et que…Tiens, une fois, qu’il dit…Tu peux pas savoir comme les flics étaient des nigauds sous ce régime de flics !
Un soir, à Varsovie, pendant que j’attendais mon bus à l’entrée du pont Poniatowski, je vois deux flics sur ce pont qui étaient penchés et qui regardaient la Vistule.
« Sous le pont Poniatowski coule la Vistule,
Et nos amours…
»
que je me mets à réciter comme un âne et Stanisław se trouble, légèrement hébété.
Je m’excuse et, sirotant une petite gorgée de thé comme sirotent les vieillards, du bout des lèvres tremblantes, il continue que les deux flics ramassaient des pavés et les jetaient un à un dans le fleuve. C’était vraiment curieux.
Il était fort intrigué, Stanisław. Alors il s’est approché doucement, faisant mine de rien, regardant au ciel la couleur des nuages et sifflotant un petit air de folklore russe… Plouf ! Plouf !  que ça faisait, et les deux pandores à chaque fois mettaient leurs poings sur les hanches et hochaient la tête, comme des benêts perplexes. Stanisław s'est approché encore, toujours le nez dans les nuages, et il a bien entendu un des flics qui disait à l'autre  :
- Camarade Bogdan, j’ai vu et compris beaucoup de choses dans ma vie. Mais ça… J’comprendrai jamais comment des pavés carrés comme ça réussissent à faire des ronds dans l’eau !
- Moi non plus, camarade Marek, qu’il a dit, l’autre, et il a jeté un énième pavé dans la Vistule et il s’est penché encore plus, bouche bée.

Celle-là, je sais pas si elle est vraie. Faudra que je vérifie. Je vais justement à Varsovie cette semaine et je passe par ce pont.
Je vous dirai mardi s’il est bien exact qu’ils font des ronds dans l’eau, les pavés du pont Poniatowski.

7_rouge_vif

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
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Commentaires sur Histoire du mardi 24 qui prouve, si besoin en était mais comme promis, la véracité de celle racontée le mardi 17…

    "J’comprendrais jamais comment des pavés carrés comme ça réussissent à faire des ronds dans l’eau !"

    Quand je pense que des générations de philosophes se sont épuisé les neurones sur la question du sens de la vie, de l'être en soi, de la preuve de l'existence de Dieu etc. et qu'ils avaient jusque là laissé passer cette interrogation essentielle ! Merci Bertrand de combler cette lacune !

    Posté par SB, mardi 24 mars 2009 à 09:27:35 | | Répondre
  • ...Et tu te rends comptes, qu'à côté de ces deux pandores de la société sans classes, Newton et sa pomme était un rigolo !

    Posté par Bertrand, mardi 24 mars 2009 à 09:53:39 | | Répondre
  • Kit et Kat

    Histoire de Chats que se racontent les Chats mes Frères.

    Une belle journée de mai. Ces journées où l'on rêve d'être sur une plage, rien que Nous Deux, en Grèce, sur une île, là où la pub de Gagala proclame : "En Grèce c'est déjà l'été."

    Deux chats, deux gros, deux beaux, deux matous au poil luisant de désir, prennent le soleil et la fraîcheur, sur la gouttière de l'immeuble du 15 rue Nigaud Redonay.

    Trois étages plus bas, deux belles plantes, toutes de nue et de poils vétues, membres de la secte des adoratrices du dieu RA, se dorent leurs pilules et se préparent leurs bronzes pour séduire les bérets baiseurs de l'été coquin.

    -Tu vois, dit le tigré au noireau qui a le bout de la queue toute blanche, tu vois ce triangle poilu qu'elles ont entre les cuisses ?

    - Ouais c'est joli, et ça a l'air si doux, on peut se demander ce qu'elles cachent sous ce dispositif pileux.

    - Eh bien mon vieux, je sais pas ce qu'elles cachent, mais ce que je sais, et je l'ai entendu de la bouche de mon Maître qui, dangereusement penché à sa fenêtre, admirait ces deux femelles, c'est que les mâles humains ils appellent CA une CHATTE !

    _ AH ! Les CONS !

    Et cherchez pas Philostrophe du mardi, y a pas de morale à cette histoire, comme y a pas, y a pas, y a pas de papas, y a pas de paroles à cette chanson.

    Narval le Chat

    Posté par Charval, mardi 24 mars 2009 à 10:45:29 | | Répondre
  • " Qu'en termes galants ces choses-là sont dites"
    mon bon Narval !

    Posté par Bertrand, mardi 24 mars 2009 à 10:51:26 | | Répondre
  • Toi y en a Bon Maître !

    Monsieur Bertrand, merci pour votre compliment !

    C'est sous votre influenza que j'écris mes petites histoires du Mardi.

    Donc à Bon Maître, Disciple Appliqué !

    A vous donc, Narval respectueux et attentif de l'enseignement du poète en exil au Désert des Tartares.

    Nota Benito Musso :
    A propos, j'allais oublier, tant concentré sur ma contribution à la colonne des commentaires du Mardi étais-je.

    Je suis passé sur votre site perdu au bout de l'Europe, là où les fidèles du Christ Roi et les Béni-oui-ouis de la Sainte Marie Mère de Jésus de Nazaréradzibus ZouZou Roi de Pologne vont encore à Genoux de chez eux à l'église, où ils assistent à la cérémonie messianique rédemptrice des 7 Péchés Capitaux hebdomadaires, chaque jour qui est celui de Lalumière sur les 7 Mains.

    Bon Dieu, elle était longue cette phrase, j'ai cru jamais pouvoir m'en sortir de cette homélie mauresmolle.

    Ouais, je voulais dire par là que je comprends mieux le choix de votre contribution du Mardi, Cher Bertrand, vous cacher derrière les autres, les anonymes auteurs de vos histoires, pour fiare passer vos critiques de l'état où se trouve cette pauvre Pologne sous la botte, non pardon je m'emporte, sous la soutane, la férule des silices des milices chrétiennes qui ont remplacé les milices rurales si chères à Renaud ce spécialiste du baston des bals populaires des samedi soirs.

    Bon Dieu de Bon Dieu, mais cette phrase était encore plus longue que la précédente. Mais qu'est ce que je fous dans cette galère polonaise, où vous m'avez entraîné bien malgré moi, à l'issue de mon clergé, comme dirait la pédale nationale ?

    Bon bein faut que je sorte de cette sainte crémerie par une pirouette élégante.

    Saint Bertrand je prie pour le salut de la part de votre âme encore sous l'influence de Saint Georges patron des mécréants de la chanson à texte, en espérant que la partie sous influence du clergé de votre pays d'accueil ne soit pas dans un état irrécupérable pour le paradis des âmes athées...

    Au Nom du Pèse du Fric et du Saint Bénéfice Amène ta Monnaie
    Brebis Redonnet et Dieu vous le rendra au Centuple.

    Amen. Narval braconneur et bouffeur de curés en toutes saisons.

    Posté par Narval, mardi 24 mars 2009 à 11:26:12 | | Répondre
  • Polonais/Français

    Ce qui, en gros, fit écrire à un journaliste intelligent polonais (oui, je sais, ça fait beaucoup pour un seul homme), ce qui lui fit écrire, donc :

    " Les Français sont croyants non-pratiquants. Les Polonais, c'est le contraire."

    Posté par Bertrand, mardi 24 mars 2009 à 14:40:13 | | Répondre
  • je sui venue

    hier comme tous les mardis lire le texte de Bertrand, que je trouve plein de fraîcheur, avec un ton d'humour que j'apprécie ...
    Je n'ai pas réagi en apportant un commentaire, car comme tous les mardis Mr Narval a prit toute la place..

    Mais je ne goûte pas du tout à l'humour de Narval, j'ai la nette impression qu'il est là pour fusiller les textes et essayer par tous les moyens de sefaire remarquer ... Ouvrez un blog , un site ou peu importe quoi, vous pourrez assouvir ainsi votre besoin d'écriture, vous y direz ce que vous voudrez Narval, chez vous, il me plaira ou pas de vous lire ... Mais de grâce laissez ici la place aux auteurs ....

    Posté par Débla, mercredi 25 mars 2009 à 09:59:25 | | Répondre
  • Madame, vos désirs sont des ordres.

    Je vais laisser les Magistrats de la littérature du Net entre eux.

    Mâme Débla, excusez mes Chattes d'avoir uriné sur vos plates bandes sonores. Pour ne pas vous incommodez plus longtemps je vais rejoindre mon triste univers du nonymat, puisque l'anonymat de mon humour ne convient point aux thuriféraires plétoriques en service commandé de Bertrand Redonnet.

    Adieu, Madame, je retourne à la grisaille du monde du nonymat.

    O Solitude ! Narval est en deuil. Vous ne me verrez plus dans cette colonne de commentaires.

    Je vous abandonne public pudibond du mardi.

    Avec mes scrogneugneux distingués. Narval le Horla !

    Posté par Narval, mercredi 25 mars 2009 à 10:17:20 | | Répondre
  • Déception

    " aux thuriféraires plétoriques en service commandé de Bertrand Redonnet."

    Tu vois, Narval, tu es un con parce que tu salis par le mensonge facile et masqué ce que tu touches et qui aurait pu être plaisant.

    Mais ne t'inquiète pas, tu n'es ni malade, ni original, ni très reluisant : Vous êtes légion dans l'exercice de la manip, douce ou brutale, dans ce bordel de misérables et d'échecs, araignées immobiles derrière les écrans, ventres mous, muscles défaillants et voués à la solitude où seule l'insulte, comme la bave en suspens aux lèvres désabusées d'un chien, tient lieu de jouissance toujours remise aux calendes grecques..

    Tu remets fondamentalement ma participation aux sept mains en question.
    Parce que j'en ai ma claque !

    Posté par Bertrand, mercredi 25 mars 2009 à 10:33:14 | | Répondre
  • Salut Fils du Grand Léo

    Mais c'est du Ferré pure original blended, 12 ans d'âge: la solitude, le chien, ma claque, l'insulte, la bave à deux doigts du crachat ...

    Monsieur Bertrand, vous êtes un sacré comédien de la rupture annoncée. Remettre fondamentalement votre participation en question aux sept mains, c'est-ce chantage ? Cri du coeur ? Appel au secours ? Névropathie ?

    Appelez Madame Géraldine Bouvier, un coup de fil c'est si facile. Expliquez vous entre 4 extrémités de mobiles et voyez si vous arrivez à la convaincre de mettre fin à mon mandat de Fou du Roi qu'elle m'a confié à la création de ce site original. C'est elle la patronne, Monsieur Bertrand, il est sûr que je serrai à ses ordres.

    Narval votre plus fidèle enquiquineur.

    Posté par Narval, mercredi 25 mars 2009 à 11:29:48 | | Répondre
  • A cache cache !

    MON PSEUDO EST MOI


    Sur le net, prendre un pseudo est presque naturel. Certains réutilisent un surnom, d’autres s’en inventent un quand un logiciel de messagerie le leur demande, d’autres encore se créent une véritable deuxième identité.

    Rebecca, La Morue

    Rebecca est La Morue, et inversement. « C’est une longue histoire. A la base, quand tu traites une fille de morue, c’est une insulte. Pour déconner, avec ma meilleure amie, on s’appelait "Morue". C’est devenu une marque d’affection et finalement c’est resté. » Une fois sur le net, Rebecca a ouvert un blog et conservé ce pseudo que pratiquement tout le monde utilise. Même dans la vraie vie. « Rebecca, c’est plutôt joli et un peu original, mais j’ai toujours l’impression qu’on m’engueule quand je l’utilise. Donc je préfère qu’on m’appelle Morue, même si les gens ont parfois du mal à s’y mettre. » Les deux appellations correspondent d’ailleurs à la même personne : « Online, offline, je suis la même et je retrouve les mêmes gens. Je ne joue pas un rôle. »

    Hugo, Astigo

    « Mon pseudo vient de mon ex. Elle avait pour habitude d’acheter à sa fille des livres pour enfants, et l’un d’entre eux s’appelait "Hugo l’asticot". Je ne suis pas très gros alors elle a vite commencé à m’appeler comme ça pour me taquiner. Ça m’énervait... » Malgré tout, au moment de se choisir un pseudo pour un forum, Hugo a repris les syllabes d’Hugo l’Asticot pour obtenir Astigo. Et c’est resté. « Tous les gens que j’ai rencontré sur Internet et que je cotoie en vrai m’appellent Astigo. D’ailleurs, ça me fait bizarre quand une connaissance du net m’appelle Hugo. » D’autant que le pseudo marque, au début, une personnalité un peu différente : « Hugo, c’est le gars coincé, timide, sans répartie. Plutôt gentil mais limite niais. Astigo, lui, c’est une casse-couilles de première, toujours en train de gueuler ou de vanner. Et puis en vieillissant, les deux se sont rapprochés. Aujourd’hui, Hugo, Astigo, ça ne fait plus qu’un. »

    Sophie, Larcenette

    « Larcenette, c’est inspiré par Manu Larcenet. En le féminisant, je me suis rendue compte que personne d’autre n’avait le même sur le net. Avoir un pseudo unique c’est difficile, alors depuis je le garde. D’autant que des Sophie, dans ma génération, il y en a un paquet. » Mais avant de s’arrêter sur Larcenette, Sophie a eu plusieurs pseudos : « On n’a pas les même envies quand on a 16 ans qu’à 28 ans. Mes différents pseudos étaient assez représentatifs de mes évolutions et de plein de choses assez différentes. » Aujourd’hui, Sophie est Larcenette : « C’est la même personne. Mes coups de gueule, mes états d’âme sur le net sont les mêmes que dans ma vie. D’ailleurs, quand je rencontre des gens du net, je les invite à m’appeler Sophie. En dépassant le côté virtuel, ils passent aussi à une autre étape. Je reprends mon apparence réelle qui est Sophie et non Larcenette. »

    Kevin, Quaigy

    Grand gaillard de 28 ans, Kevin fait remonter son pseudo à une dizaine d’années, lorsque qu’il passait son temps à jouer à « Quake II » sur PC : « Je disais tout le temps "Quake, Quake, Quake". Ca a donné Quaig et un ami s’est mis à m’appeler ainsi. Au début c’était quand même plutôt péjoratif. » Quand il commence à jouer sur Internet, Kevin se cherche un pseudo et son surnom revient vite. Il y rajoute un « y » et obtient Quaigy. « Peu de temps après, l’ami qui avait commencé à m’appeler ainsi est mort dans un accident. Pour me souvenir, j’ai décidé de conserver mon pseudo. » Qui est effectivement bien resté : « Aujourd’hui, mes amis et ma famille m’appelent autant Kevin que Quaigy, voire Q, tout simplement. Pourtant, Kevin et Quaigy sur Internet, ça n’est pas vraiment la même personnalité. »

    LE MODERATEUR de CANALETTO

    Posté par LE MODERATEUR, mercredi 25 mars 2009 à 11:52:00 | | Répondre
  • Vos interventions

    seraient donc voulu par la crétrice de ce site ?!!
    Je croyais ce site dédié à l'écriture, je trouvais l'idée très novatrice, un moyen de nous faire connaître des auteurs très diverses.
    Je suis une lectrice assidue .
    Faire intervenir un fou du Roi , pourquoi ?
    Ce site serait-il donc le support à une étude de comportements, de réactions, je suis dubitative !!!!! S'inspirer des réactions pour écrire un livre ???

    Posté par Débla, mercredi 25 mars 2009 à 11:58:17 | | Répondre
  • Créatrice du site ( pardon )

    Posté par Débla, mercredi 25 mars 2009 à 11:59:20 | | Répondre
  • au thuriféraire pléthorique

    Je précède Rosa pour vous faire remarquer que pléthore prend un "h". Un bon dictionnaire ne fournit pas uniquement l'orthograf mès égâlement l'étymologie des mots, leur polysémie bizarre. Et le premier sens de thuriféraire (porteur d'encensoir) ne vous va pas moins, Narval, que le second (encenseur, flatteur). Je suis, au contraire de Débla, frappé par votre enthousiasme indéfectible, qui vous reprend dès publication quotidienne, quelque soit celle-ci, et que vous l'ayiez saisie ou pas. Quant au caractère pléthorique de vos cirages de pompes, leur excès en globules plus ou moins frelatés, (en mégalomanie rentrée, nous dit Débla), il suffit de jeter un oeil sur le fil des commentaires pour vous reconnaître là encore une compétence indéniable, je dirais un certain talent, même.

    Mais dans la vie, Narval, l'anonymat n'est pas à la portée de tout le monde. Je crains qu'il vous faille vous contenter d'un anonymat virtuel. Mais courage, vous finirez par vous faire un nom, à défaut de vous découvrir une identité.

    Posté par Stéphane Prat, mercredi 25 mars 2009 à 12:05:23 | | Répondre
  • 7 écrivains sur un même site sans règle explicite.

    Chacun (écrivain, lecteur, fou du roi, patron, tâcheron...) fait ce qu'il peut.
    Me suis personnellement plantée plein de fois dans mes lectures. Et reconnais humblement que sans Narval, serais passée à côté du travail de Fabrice Lardreau. C'est le risque du rythme et vitesse des 7 mains, quand on n'a pas que ça à faire mais qu'on le fait quand même.
    Mais je lirai les romans.

    Un texte nouveau chaque jour, bon, mais de 7 auteurs ! Ne pas perdre le fil, réagir assez vite par amitié autant qu'intérêt pour le texte.

    J'ai bien aimé quand Stéphane Prat a écrit "Vendredi 9h". Tout était dit.

    Alors tout ça ça se gère. C'est pas un navire à la dérive. Y serait plus là. Et chez les marins, je crois qu'on s'entraide.

    Posté par michèle pambrun, mercredi 25 mars 2009 à 12:25:49 | | Répondre
  • @Stéphane

    Merci Stéphane.

    Posté par Bertrand, mercredi 25 mars 2009 à 16:14:10 | | Répondre
  • Très. Grande. Culture.

    Ô Maître Manchot-Banquisard,

    Merci de partager avec moi, hhhumble scorie de la combustion sociale, votre très très grande culture de la décongélation des reliques.

    Mes respets Ô Grand Vizir des eaux froides. Narval

    Posté par Narval, mercredi 25 mars 2009 à 16:49:16 | | Répondre
  • Bertrand, perds pas ton temps et ton énergie

    Salut Bertrand,

    Ne vois tu pas que tout ce bla-bla n'est que fainéantise, complaisance intellectuelle et entraîne perte d'énergie et perte de temps. Ecris tout ce que bon te semble puisque c'est ce que ce site t'as visiblement proposé de faire et laisse tomber la vacuité de personne qui ont du temps à revendre.

    Nous sommes tous des Zozo et les commentaires de ces Narval et autres, on s'en fout. Tu n'es pas là pour commenter mais pour écrire et passer. Tu es un écrivain et un passeur. Les restes qu'ils te soient contre ou qu'ils te soient pour, t'en as rien à briquer.

    Je t'en prie, deviens pas comme Sarko accro aux sondages, aux qu'en dira-t-on et aux "coms" sur internet. Et t'énerve pas pour les stupides jeux d'esprit franchouillards de ce Narval et de ses échotiers.

    Salut à toi Bertrand. Philip Seelen, chômeur, imagier, artiste et ami des Zozo.

    Posté par Philip Seelen, mercredi 25 mars 2009 à 17:14:18 | | Répondre
  • Emporte pièce...

    Monsieur Philip Seelen,

    Vous êtes injuste, oui parfaitement injuste. Fainéantise, complaisance intellectuelle,esprit franchouillard... en voilà une platée de mépris pour quelqu'un qui a montré sa fidélité et son amitié à ce site dès sa naissance et qui n'a pas besoin des leçons d'orthographe et de morale de Redonnet et de toute sa bande d'obligés.

    Monsieur Seelen, grâce à ce site j'ai découvert des auteurs, des écrivains, des vraies et des vrais qui écrivent et qui publient.

    J'ai pu apprécié le roman "Tu devrais voir quelqu'un" d' Emmanuelle Urien, dont j'ai écrit ici le plaisir qu'il m'avait procuré.

    Grâce à Stéphane Beau, j'ai découvert le Grognard et sa bande d'esprits indépendants dont j'ai acheté la revue et dans la foulée tous les numéros que je découvre uns à uns et dont j'avais envie de rendre compte ici de ma lecture.

    J'ai pris plaisir à toutes les nouvelles du recueil "Et que morts s'ensuivent" publié par Marc Villemain.

    J'ai rencontré ici l'esprit enjoué, inventif et gogolien de Fabrice Lardreau, cet auteur attachant dont je viens d'acheter les deux romans déjà parus, Une fuite ordinaire et Contretemps.

    Je découvre les liens amusés et la passion de Lalumière pour le genre de la Noire.

    Les jeux de Claire Le Cam sont un petit délice contre la lourde connerie binaire qui règne sur la planète littérature, et c'est sur les 7 Mains que j'ai appris à la lire.

    Bertrand Redonnet, qui lui n'a sûrement lu aucun des auteurs avec qui il partage ce site et qui par ailleurs prétend diffuser autour de lui de l'humour, me traite comme le dernier des connards qui devrait dégager fissa fissa. C'est lui ou moi a-t-il annoncé haut et fort !

    Pour finir il fait donner sa grosse artillerie intellectuelle banquisarde, qui aime à me faire passer pour le Pécuchet des 7 mains.

    No comprendo. No comprendo.

    Me reste à vous laisser mariner entre vous, puisque c'est ce que vous semblez donner à croire. Vos livres suffisent à mon bonheur.

    Adieu. Narval

    Posté par Narval, mercredi 25 mars 2009 à 18:38:19 | | Répondre
  • La tournure que prend ce débat me semble bien regrettable.

    Bertrand est un auteur talentueux et un homme dôté d'une belle sensibilité. Narval a également un beau brin de plume et un sens de la formule qui ne nous autorise guère à sous estimer ses commentaires. On aurait juste envie de dire aux deux : lachez-vous les baskets 5 minutes et cessez de vous guetter comme deux pitbulls à travers une haie !

    Je sais bien que ça sent la morale à 2 balles, mais on a bien assez d'occasions au quotidien pour se prendre le choux pour des broutille pour ne pas réitérer la chose sur internet. Rangez les canifs et continuez à nous proposer de bons textes et de bons commentaires et tout ira bien.

    C'était mon quart d'heure Charles Ingalls !

    Posté par SB, mercredi 25 mars 2009 à 20:02:48 | | Répondre
  • Stéphane, merci de ne pas me transformer en puriste de l'orthographe, ce n'est pas parce que je suis tombée par hasard sur l'absence d'un "e"....

    Quant à ce débat dans lequel je tombe comme dans une soupière, je n'y comprends rien...J'attendrai que ça se calme pour revenir.

    Bertrand pour continuer un débat commencé ailleurs
    je suis particulièrement d'accord avec votre formule

    Les Français sont croyants non-pratiquants. Les Polonais, c'est le contraire."

    Posté par Rosa, mercredi 25 mars 2009 à 22:08:20 | | Répondre
  • Trop abrupt

    Narval et lecteurs de ces commentaires,

    Après avoir lu les lignes que m'a adressé ici Narval, je dois admettre que mes propos ont été trop bruts de décoffrage.
    Je dois donc les polir pour leurs donner un visage plus définitif et conforme à ma pensée de ce matin après relecture de ces échanges entre Narval et Bertrand et entre Narval et les autres auteurs des 7 mains.
    Je n'ai strictement aucune animosité contre quiconque sur ce blog, qu'il ou elle soit lecteur ou lectrice, ou qu'il ou elle soit auteur.
    Je n'aime pas, mais je sais c'est un peu ringard, la forme et le fond de ce qu'on appelle les commentaires. Je n'aime pas l'usage des pseudos assurant une immunité anonyme aux usagers du réseau le plus célèbre de cette planète. J'aime bien mettre un cerveau devant chaque clavier et derrière chaque écran.
    Souvent les commentaires frisent l'insulte ou le mépris ou l'incongruité absolue et les pseudos, s'ils n'insistent pas aussi parfois lourdement, disparaissent et laissent le blogeur dans la situation du censeur.
    Narval, je le concède volontiers, puisque je prends du plaisir à lire ses notes sagaces et souvent drôles, n'est pas de la race des prédateurs de blog. Comme lui, j'apprécie ce blog mais je ne laisse pas un commentaire à chacun de mes passages. Peut-être est-ce une erreur, mais c'est ainsi.
    J'ai aussi découvert ici des auteurs qui m'étaient inconnus et j'ai acheté et lu le recueil de nouvelles de Marc Villemain et le premier roman d' Emmanuelle Urien. Je vous promets de laisser plus tard, dans ces pages, mes réactions et mes états d'âme de lecteur à leur sujet.
    Donc, n'ajoutons pas d'huile sur le feu des débats, mais je tiens à dire que c'est Bertrand qui m'a conduit sur les 7 mains, qu'il est un ami rencontré justement sur internet et qu'il l'est devenu à la suite de nombreux échanges sur l'Exil des Mots. Nous avons même aujourd'hui des envies communes de création texte-image en Europe et surtout en Polska B, terre de ses nouveaux amours.

    Bertrand, écris l'Ami, tu sais si bien le faire, mais ne t'emporte pas pour une poignée de chiffres, de signes et de lettres encodés et transportés par ces fils qui nous relient tous pour plaisir de lire, rencontres et plus si entente.

    Vive les 7 Mains. Philip Seelen

    Posté par Philip Seelen, jeudi 26 mars 2009 à 09:03:13 | | Répondre
  • Ultima necat

    Ce que tu dis là est fort juste, Philip, et je reconnais bien ta patte amicale et sensible...
    Mais je ne suis pas d'accord avec tous les commentaires de courtoisie qui feraient de ce Narval un être intelligent et patati..
    C'est devenu, pour moi, un veule calomniateur et je ne suis pas du genre à calmer le jeu, à faire mon mea culpa, allez, c'est pas grave, on est ici pour écrire et rigoler, face aux calomniateurs, surtout masqués.
    Les salopes ont cette constance, sous toutes les latitudes, Philip, et tu le sais bien. C'est quand ils ne savent rien qu'ils font soupçonner le plus.
    Ainsi : "Bertrand Redonnet, qui lui n'a sûrement lu aucun des auteurs avec qui il partage ce site"
    Qu'en sait-il, cet empaffé ?

    Dire qu'il y a de l'intelligence et de la finesse dans ses propos délibérément agressifs et sans fondements me paraît dès lors quelque peu faire insulte et à la finesse et à l'intelligence.

    Tu as raison sur un point essentiel : ne pas perdre son temps et son énergie dans ces joutes inégales. J'en ai déjà perdu beaucoup et je le regrette vivement.
    C'est là tout le vice d'Internet : l'émotion de la vie sans la vie autour. L'enfermement de chacun enfin réalisé face à soi-même.
    La seule façon de transformer ce vice en vertu est de se conduire comme on se conduit dans nos vies, avec le même courage face à l'agression et le même bonheur devant les manifestations de l'amitié.
    Et ce Narval fait tout le contraire de ce que ferait un honnête homme. Je suis sûr que si je le rencontrais un jour,avec l'envie de lui envoyer une mandalle, je serais déçu. Je me dirais qu'il y a un décalage énorme entre ce petit bonhomme flasque, vieillisant, peut-être même bedonnant, somme toute insignifiant, et la virulence insidieuse, blessante, de ses propos.
    Avec son "Adieu", il me fait penser, en outre, au "Au Revoir" de Giscard D'estaing'.
    Pathétique et grotesque.

    Ce sera ma dernière contribution à ce débat qui n'en a jamais été un. On ne débat pas avec un homme qui se fout une poêle à frire devant le visage, pour faire en même temps écho et brouiller le message.
    Retrouvons -nous ailleurs, Philip, et amitié toujours vive
    Bertrand

    Posté par Bertrand, jeudi 26 mars 2009 à 10:22:18 | | Répondre
  • L'essentiel et le virtuel: amour, haine.

    Cher Bertrand,

    "C'est là tout le vice d'Internet : l'émotion de la vie sans la vie autour. " que tu écris. Belle formule à laquelle j'adhère. C'est d'ailleurs le propre de tous les médias. Même l'écriture romanesque ou poétique et les images artistiques entrent dans ta clairvoyance. Ce qui est nouveau, c'est ce direct légèrement différé des échanges écrits entre inconnus sur le réseau. Et ça c'est fascinant et frustrant tout à la fois. Des jours cette nouveauté m'amuse voir me passionne, d'autres jours j'ai l'impression d'y laisser mon âme. Mais je n'y fais pas une raison de vie et d'expression, même si j'y diffuse une partie de mon art en image, comme toi tes écrits, et c'est d'ailleurs ainsi que nous nous sommes rencontrés malgré tous les Narval et autres Pseudos.
    Mais c'est une sacré matière à fictions, à nouvelles et à romans.

    L'imagier Philip Seelen

    Posté par Philip Seelen, jeudi 26 mars 2009 à 11:07:04 | | Répondre
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