mardi 17 mars 2009

Barrière des langues sur la frontière

Bertrand_mini

C’était un soir et c’était dans ma maison. Ma maison est en bois, comme la plupart de celles qui jalonnent  la frontière orientale de la Pologne.
De l’autre côté de la rivière, commencent les steppes de Biélorussie qui se dérouleront monotones jusqu’à Moscou…
C’était dans ma maison, donc.
Ça, c’est vrai.
Au thermomètre de l'extérieur, le mercure déprimait aux alentours de moins vingt-cinq. La neige était phosphorescente sous la pleine lune et, par la fenêtre, je voyais l’ombre pétrifiée des arbres, immobiles, mortes, encore plus mortes sous les reflets lunaires comme sont mortes les ombres des tombeaux antiques.
Un chien errant, famélique, rôdait devant ma porte à la recherche des restes du repas que je mets là, par température plus clémente, disons jusqu’à moins dix, pour le chat.
Ça aussi, c’est vrai.
C’était en janvier. Assis en face de moi, le dos confortablement appuyé sur la chaleur du grand poêle, l’homme qui sirotait son thé était un vieil homme. Un vieux polonais. Accablé par la solitude des vieillards.
C’est vrai aussi, ça, et… Mais je ne vais pas vous dire toutes les quatre lignes que mon histoire est vraie, tout de même, hein ? ! Vous le voyez bien qu’elle est vraie ! Vous êtes de fins lecteurs, que je sache !
Je reprends donc. Le vieil homme, Stanisław qu’il s’appelle, me rend quelquefois visite, comme ça, l’hiver, avant le dîner. Pour causer un peu et rogner un lambeau de la longue nuit de l’est. J’aime qu’il raconte... Il a vécu dans sa chair des tumultes sanglants.
Il dit souvent que l'histoire de la Pologne a été frappée par la damnation des enfers.  Comment pouvait-il en être autrement, hein,  quand on a eu pour voisins, d’un côté la Prusse impériale et de l’autre la Russie des tsars? Deux ogres... Avec en bas, en plus, les Empires Centraux… Pauvre Pologne ! Un mouchoir déchiqueté sous les puissantes mâchoires de trois pittbulls… Et plus tard, hein, l’Allemagne nazie d’un côté, de l’autre, L’Union Soviétique… Des sanguinaires… Des fous furieux… Bouffée à l’ouest, la Pologne,  le 1er septembre par le plus désaxé des hommes du 20ème siècle et à l’est, le 17 septembre, par le petit père des peuples, père incestueux, violeur et psychopathe.
Ah, elle en a vu la Pologne ! Et
Stanisław sirote son thé et des ombres, des fantômes endormis, des douleurs inépuisées, sillonnent l’espace bleuté de sa pupille humide.
Vous voyez comme elle est vraie, mon histoire… Vous le  sentez comme c’est vrai, tout ça ? Vous pensez bien que je n'ai pas à ma disposition une imagination oxygénée au point d'en tirer des détails aussi minutieusement lyriques !
Bon, mais j’ai dit que je ne dirai plus que mon histoire est vraie... Après tout, pensez ce que vous voulez. Je continue.

Stanisław, ce soir là, soudain s’est mis à pouffer… Tiens, qu’il me dit, une fois, en janvier 1960 je crois, je montais la garde avec un camarade russe, Sergueï. Sur la frontière russo-finlandaise… Il faisait froid. Très froid. Il gelait à pierre fendre. Comme ce soir… Et comme ce soir aussi, c’était la pleine lune. C’est peut-être pour ça qu'elle me revient aujourd’hui, cette histoire avec le  camarade Sergueï…On se frottait les mains, on soufflait dedans, même avec nos gants, le fusil en bandoulière, et on arpentait inlassablement la rive d’une rivière gelée. On disait pas grand chose. On pensait à la relève, on pensait à nos femmes, à nos enfants, à nos frères… On aurait bien voulu rentrer chez nous, très loin, lui, du côté du Caucase, moi ici, au  village. Mais un pacte est un pacte et celui de Varsovie ne plaisantait pas ! Garder une frontière quand le monde est partagé en deux, ça n’est pas rien !
Et tout d’un coup, là, sur la berge déserte, entre les barbelés, qu’est-ce qu’on voit, tous les deux en même temps, qui flottait au vent et sous la lune et qui se traînait par terre…  Qu’est-ce qu’on voit ?
Un billet de 100 roubles ! Oui ! Bon dieu ! Une solde entière qui se traînait à nos pieds ! Mais Sergueï avait été  le plus rapide. Il avait couru, il s’était baissé prestement et avait agrippé le billet…
J’étais comme deux ronds de frites et furieux contre moi-même. Alors, grand seigneur, Sergueï m’a dit :
- Camarade
Stanisław, comme nous l’avons trouvé ensemble, ce beau billet, je propose qu’on le partage…
J’ai fait la gueule encore plus. Et j’ai protesté comme ça :
- Ah non, camarade Sergueï,  pas partager avec toi  ! Je préférerais nettement qu’on fasse moitié-moitié !

Tout ça c’est vrai, mesdames et messieurs,  et j’en veux pour preuve que l’autre jour, dans ma maison en bois, le long de la frontière, eh bien… Mais bon, une autre fois… Faut pas que je monopolise trop le micro, quand même. Faut partager...

7_rouge_vif

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [29] - Permalien [#]
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Commentaires sur Barrière des langues sur la frontière

    Cher Mardi,

    Hé le Franco-polack, oui vous tout là-bas au fond, vous de derrière les plaines gelées d'où vient l'ennui, Le Raconteur du mardi les gars vire au guindeau, ça me fait plaisir de vous lire, c'est qu'on s'ennuie un peu vous savez avec cette bande d'intellos lettreux très Bonne France, on rigole pas tous les jours, et la Bouvier trône et rôde sans nous lâcher du regard et de l'odorat qu'elle a fin d'ailleurs,et vous en avez fait l'expérience la semaine passée.

    Je l'aime bien votre petite dernière. Ah, jolie trouvaille : un pacte est un pacte et celui de Varsovie ne plaisantait pas ! Partager non, on fait moitié moitié ! fifty fifty ! C'est qu'ils ont du métier, de l'expérience nos frères polacks avec le partage envahissant de leurs frères russes.

    Moitié-moitié ! Bon bein comme je savais pas la couleur de votre petite dernière avant de la lire ici, j'en ai pas une tout de suite sous la main, je vais aller boire un pt'i crème et je repasse ici dans une petite paie pour vous en laisser une sur nos frères de l'Est....

    A plus Slavophile ! Narval le Jean-Paul 2 de la brève de blog.

    Posté par Narval, mardi 17 mars 2009 à 09:43:03 | | Répondre
  • Moitié-moitié? C'est exactement ce que s'étaient dit Hitler et Staline quand ils avaient décidé d'envahir la Pologne...

    Bon mais tout cela , c'est du passé. Maintenant les Polonais ont même des écrivains français pour monter la garde devant la frontière russe. Ils ne risquent vraiment plus rien.

    Posté par Feuilly, mardi 17 mars 2009 à 10:12:09 | | Répondre
  • L'histoire du camarade Stanislaw à la chaleur du grand poêle, en français ou en polonais ?
    Avec ce racontage d'aujourd'hui c'est la vedette partagée, n'est-il pas ? à moins que...

    "Plus vous direz, plus vous mentirez
    Plus vous mentirez, plus vous direz vrai,
    On n'est pas payé pour dire la vérité."

    Posté par michèle pambrun, mardi 17 mars 2009 à 10:16:14 | | Répondre
  • Chers amis (e) du mardi par forcément gras, le bon sens est la chose la mieux partagée du monde, qu'il disait l'autre avec son grand nez de rationaliste, qu'il a fait autant de dégât dans les esprits éclairés que l'autre gesticulant dans le désert en avait fait dans les esprits obscurs !
    Chers amis, disais-je, alors c'est vrai, tout ça..Parce que René, il a pas dit que ce bon sens était distribué 50/50, hein ? Il a dit"partagé"...
    Sarkozy, par exemple,au hasard, hein ? Il était pas là le jour de la distribution !
    " Mais vous savez que tous les hommes n'ont pas le sens rassis "(François Fillon)

    Posté par Bertrand R, mardi 17 mars 2009 à 10:31:55 | | Répondre
  • De l'humour slave

    Magnifique Seigneur,

    Dans un magnifique château fortifié, entouré d'immenses et magnifiques et impénétrables forêts, elles mêmes entourées de magnifiques, prolifiques et spongieuses fondrières.

    Le château construit sur une colline imprenable est entouré d'une palissade de pieux acérés, d'un premier fossé profond remplis d'eau, suivi d'un deuxiéme fossé identique derrière la palissade.

    Puis on admire les hautes murailles défensives, couronnées de créneaux, de tours et de tourelles. A l'intérieur des murailles, au centre de la citadelle, il y a la Tour où se trouve notre Seigneur.

    Tour imprenable, sans porte apparente, aux murailles encore plus épaisses que toutes les autres, aux caves pleines de réserves de victuailles abondantes, pour soutenir un siège interminable, taillées dans le granit de la roche sur laquelle se dresse cette ultime défense.

    Et le Seigneur, pourtant rassuré par le dispositif défensif extraordinaire, commanda encore à son armurier une carapace de métal si épaisse, qu'aucune lame ne puisse la transpercer, si un ennemi réussissait encore à parvenir jusqu'à lui.

    Revêtu en permanence de son armure, vivant au sommet de sa Tour, le Seigneur put enfin songer à sa paix intérieure, se disant soulagé, et mesurant combien cette paix était enfin définitive, illimitée et que rien ne pourrait venir la troubler.

    Ainsi protégé et gonflé de béatitude le Seigneur put enfin laisser divaguer son esprit et rêver à ses futures conquêtes.

    Il sent tout à coup que quelque chose le frappe.

    Non, pas à travers les forêts.
    Non, pas à travers les prairies bourbeuses.
    Non pas contre la palissade.
    Non pas contre les murailles du Château.
    Non pas contre la porte de la tour bardée de fer et de granit.
    Non pas contre son armure épaisse et sans faille...

    ...si, contre l'armure, mais du côté de l'intérieur. De toute évidence, quelque chose a frappé la cuirasse de l'intérieur.

    -- Trahison ! Trahison ! s'écrie le Seigneur, Il enlève avec rage sa cuirasse, s'empare de sa dague et l'enfonce dans la partie haute et gauche de sa poitrine, là où l'attaque un adversaire totalement inconnu.

    Et le Seigneur de passer de vie à trépas.


    Voilà deux histoires du mardi pour une et méditons jusqu'à la semaine prochaine.

    Narval l'Opportuniste.

    Posté par Narval, mardi 17 mars 2009 à 11:09:05 | | Répondre
  • Moi aussi j'en ai une !

    Cher Bertrand,
    me voici à nouveau dans ta colonne de commentaires du mardi.
    Je vois que la slavitude commence à te pénétrer et que tu vas nous revenir tout métissé culturel tout plein, mais tu verras ici dans ton pays d'origine le métissage c'est vachement mode, à part sur ce site, ou sur vous sept y a pas un black, un chocolat au lait, un jaune, un beur ou un rouge navajo, alors attention gaffe à ne pas devenir la cible des politiquement trop correctes.
    Puisque ce bon Monsieur ou Madame Naraval, le sexe du narval étant chose complexe à établir, je crois qu'il faut mesurer l'épaisseur de la corne, ou le diamètre des divers orifices de la bête, bref je cesse ces élucubrations, en raconte une pas mal aussi au demeurant, j'en raconte une moi aussi.

    Nous sommes à Prague. Juste après la libération du pays, en été 1968, libération menée à bien grâce à la courageuse intervention des soldats de l'Armée Rouge.
    Une douce soirée de fin août. Quelques jour après l'intervention du Pacte de Varsovie. La ville grouille de soldatesque à l'étoile.
    Affolé un tchèque de Brno surgit tout apeuré dans un commissariat du centre de la ville historique.
    - Commissaire, commissaire !
    - Oui jeune homme que se passe-t-il d'aussi grave pour vous mettre dans cet état ?
    - Commissaire, un soldat suisse m'a volé ma montre russe !
    - Mais comment ça ? C'est impossible, reprenez vos esprits !
    vous dites qu'un soldat suisse vous a volé votre montre suisse ?
    - Oui, commissaire, c'est bien ça, je le jure et j'ai des témoins.
    - Ouais ouais, vous savez j'en ai déjà entendu des bizarres depuis quelques jours. Cela ne serait-il pas plutôt un soldat russe qui vous aurait volé votre montre suisse ?

    - Ouiiii c'est ça monsieur le Commissaire ! Mais c'est vous qui l'avez dit Monsieur le Commissaire, c'est vous qui l'avez dit ! réplique enfin soulagé le plaignant.

    Voilà ce qui se racontait en feu la Tchécoslovaquie il y a plus de deux décennies maintenant.
    Merci pour ton hospitalité du mardi, cher Bertrand.
    Amicalement, Philip Seelen.

    Posté par Philip Seelen, mardi 17 mars 2009 à 11:58:17 | | Répondre
  • Je vous demande de ne pas vous arrêter !

    Moi je suis content de vous, Philip et Narval, joyeux mardis-gras que vous êtes ! On va dire de Narval, après tes considérations, Philip, qu'il est un ange...D'accord ?
    Donc, je suis content de vous parce que je me marre à fond...Et vous savez quoi ? Je l'ai déjà vérifié plein de fois sur l'Internet dit littéraire...Vous savez quoi ? Un post réussi c'est quand il y a plus à lire et matière à penser ou à rire dans les commentaires que dans le post lui-même!!!
    AAhhhhhhhhhhhhh !!!AAAAhhhhh
    Merci, les gars !

    Posté par Bertrand R, mardi 17 mars 2009 à 12:13:09 | | Répondre
  • Narval est vexé....Ou alors il rumine une cinglante riposte à nos interrogations métaphysiques, Philip...

    Posté par Bertrand. R, mardi 17 mars 2009 à 13:19:51 | | Répondre
  • Tout Tout Tout vous saurez tout sur le zizi...

    Cher Raconteur et Cher Sexologue angélique,

    Rien mes amis, vous ne saurez rien les sauriens sur le sexe de l'âme qui se pseudomise (ha ha) derrière le Narval.

    Le pseudo, c'est toute une religion, ou c'est comme un bon chien ami fidèle, compagnon des jours sans nom, le pseudo c'est un sport, le pseudo c'est jouissif, le pseudo c'est de la crème hominienne, le pseudo Ipode c'est mode, le pseudo laxatifie, le pseudo c'est du wonderbra de la communication, le pseudo c'est la communauté qui vient, le pseudo c'est l'alibi pour l'heure du crime.

    Le pseudo c'est pas celui de MV, le pseudo c'est pas Berlin c'est la Corugna.

    Celui qui trouvera qui est celle qui se cache derrière celui qui se prend pour Narval aura gratuitement le premier roman de MV en consultation et droit à un petit dîner en face à face avec Géraldine Bouvier, laquelle, reste encore à savoir quelle forme elle aura prise dans ce roman encore dans les limbes avec les Anges très cher Raconteur et son ami Ceylan l'hyppocampophile.

    Narval en Maître Poquelin. A mardi prochain.

    Posté par Narval, mardi 17 mars 2009 à 14:19:28 | | Répondre
  • Qui se cache sous Narval ?

    Cher Bertrand,
    Et si c'était toi cet avatar de l'esprit du mardi ?
    Cela serait bien joué de ta part, non ?
    Bon tu peux me le dire ici, par une note en corps huit, en bas de page, je ne le répéterai pas : Oui je l'avoue Narval et Bertrand Redonnet c'est l'idem, un seul et même, mais dédoublé ! Allez Bertrand avoue ! et j'aurais gagné un roman dans les limbes que je pourrais lire avec les anges. Je sais que tu es généreux et que tu aimes faire gagner les amis...
    Je sais bien que tu ne lâcheras pas le morceau aussi facilement, mais bon c'est toujours un premier essais, il faut bien insister, on verra, les aveux comme dirait Artur London c'est baveux. Amicalement.

    Posté par philip Seelen, mardi 17 mars 2009 à 14:46:24 | | Répondre
  • Schmilblick ?

    Non Monsieur Seelen, le Schmilblick n'est pas un Bertrand Redonnet. Merci d'avoir fait avancer le Schmilblick, Monsieur, un autre candidat...Simone à vous...

    Posté par Narval, mardi 17 mars 2009 à 14:50:23 | | Répondre
  • NON, JE NE SUIS PAS NARVAL ! JE M'APPELLE BERTRAND REDONNET !!!!

    Ah, c'est drôle ! Une amie du net, une lectrice de l'exil, m'a soupçonné aussi d'être Narval ! Le emile Ajar des sept mains !
    Je te jure sur les montagnes suisses, Philip, que je ne sais pas qui est ce Narval sympa, loquace, stylé dans l'humour parfois vachard, fin, un peu fou comme nous autres...
    Le prochain qui m'appelle Narval, je lui flanque mon pied dans le cul fin avril lors de mon passage à Paris ! Compris ? De la discipline là-dedans ! De l'ordre ! De la concision !
    Je vous demande de vous arrêter de me soupçonner d'être Narval !
    Quels services a pu vous rendre ce garçon que vous le flattiez à ce point ?
    C'est un garçon...j'ai vérifié sa grammaire, ses accords du participe passé...ça ne trompe pas...Moi aussi, tu me diras, je suis un garçon..Mais c'est pas une preuve, ça...
    Allez, Narval, dis-nous ton nom de baptême, ton petit nom, ton âge, ta religion, tes opinions politiques, tes amours, tes haines...
    Comme ça, on sera deux...Les gens croient que je me dédouble pour m'auto-commenter !
    I sont fous, les gens !

    Posté par Bertrand, mardi 17 mars 2009 à 15:26:28 | | Répondre
  • La grammaire du garçon

    Je confirme, non pas que Bertrand est un garçon, j'ai pas vu, mais que je me suis fait engueuler de le soupçonner de.
    Alors Philip Seelen, je vous le dis, notre Franco-polack, commence à être jaloux de Narval...

    Posté par michèle pambrun, mardi 17 mars 2009 à 16:08:36 | | Répondre
  • Oui ce Narval assidu sympathique qu'on soupçonne d'être moi...Heu, non, le contraire...Parce que sinon, ça voudrait dire qu'il n'existerait pas, Narval, parce que moi, j'existe...Enfin, je crois..
    Et moi c'est pas lui et lui c'est pas moi, alors il existe..
    C'est peut-être un grand de ce monde, ce masque de fer.

    Alors, Narval, défends-toi, si t'es un garçon !
    T'existes ou pas ?
    Silence...

    Posté par Bertrand, mardi 17 mars 2009 à 16:23:28 | | Répondre
  • Les trous de la langue

    Bon les vulgarités ça devrait être comme les pubs, remplacées par un bip. Il n'est pas au point ce blogue des sept mains !

    Posté par michèle pambrun, mardi 17 mars 2009 à 16:25:15 | | Répondre
  • Avec tout ça, on est loin de l'histoire que je vous ai racontée et que je n'ai pas inventée !
    Il est malin, Narval...
    Il a réussi à me foutre hors-jeu !

    Posté par Bertrand, mardi 17 mars 2009 à 16:29:51 | | Répondre
  • Tenez, ça va vous calmer, ça :
    http://www.youtube.com/watch?v=ZY2nDHUrmts

    Posté par Bertrand, mardi 17 mars 2009 à 16:34:11 | | Répondre
  • Narvé Bertrand...

    Je suis navral pardon narvé euh non navré, tu vois Bertrand tu me fais bafouiller, il ne faut pas te mettre dans un tel état pour cette partie de pocker menteur.

    C'est vrais quoi, il est rien sur ce blog et on arrête pas de parler de lui. Alors punkt schluss, je te crois que c'est pas toi.

    Tu nous demandes de nous arrêter, nous nous arrêtons. A plus.Philip.

    Posté par Philip Seelen, mardi 17 mars 2009 à 18:54:43 | | Répondre
  • Je viens faire

    mon petit tour ici comme chaque Mardi. Aujourd'hui je me suis invitée dans ta maison de bois, j'ai écouté de toutes mes oreilles ce vieil homme nous raconter son histoire, bien installée au coin du feu par une nuit de pleine lune.
    Voilà et j'attends avec impatience Mardi prochain ...
    Et non,non,non, je ne glisserai pas aujourd'hui dans le hors propos pour commenter les commentaires.... C'est ton texte que je viens lire.

    Posté par debla, mardi 17 mars 2009 à 19:33:37 | | Répondre
  • Non c'est Narval !

    Bertrand t'es incorrigible, on avait dit que Narval c'est Narval et pas Bertrand et voilà que tu parles à ma place. Hé la dessus, le com, c'est moi narval qui t'as fait, c'est moi ton papa qui t'as engendré !

    Alors ok Bertrand là dessus c'est moi qui parle. Bon, bein j'me casse il est temps que j'aille au sauna. Narval

    Posté par Narval, mardi 17 mars 2009 à 20:10:56 | | Répondre
  • Afin que nul n'en ignore

    Je préviens gentiment afin de ne point passer pour un censeur sournois.
    Je supprimerai dans la matinée l'avant dernier commentaire, où il y a usurpation de signature. Je sais, c'est un jeu, mais le jeu est inégal : car moi, c'est mon vrai nom, celui inscrit sur mes papiers que je dois montrer aux flics quand ils en font la demande, celui sous lequel je publie, celui par lequel mes amis me nomment...
    Pas Toi, Narval...D'autant que tu commentes les textes des six autres mains et que je ne voudrais pas endosser ce que tu y dis...Attention, Narval : entre le corbeau et le pseudo, la frontière peut s'avérer ténue..
    Je compte sur ton intelligence pour ne pas franchir cette frontière répugnante,barrière des langues ou pas...
    Cordialement et gentiment

    Posté par Bertrand, mercredi 18 mars 2009 à 08:31:54 | | Répondre
  • Dont Acte

    Ce dont il est donné acte.
    Ce dont il est pris acte.


    Alain Rey précise dans son Dictionnaire historique de la langue française que le terme acte est attesté dès le XIVe siècle, il est emprunté au latin actum (au pluriel acta) tiré du verbe agere (faire). Il précise, en outre, que le terme acta deviendra, en latin médiéval, l’équivalent de charta (pièce juridique).

    L’expression “dont acte”, utilisée de plus en plus actuellement, trouve donc son origine dans le vocabulaire du droit. En effet, la locution “dont acte” est la formule finale consacrée, avant les signatures officielles, d’un acte juridique et se trouve être l’ellipse de “ce dont il est pris acte” (l’acte étant un écrit officiel certifiant la validité d’un fait ou d’une situation comme par exemple un acte de mariage ou de naissance).

    Par extension, la formule s’est invitée dans nos conversations quotidiennes pour clore une discussion en sous entendant que l’on a pris bonne note de la chose et qu’elle ne sera pas oubliée. Certaines personnes utilisent aussi l’expression “dont acte” pour mettre un terme à une discussion ou une situation difficiles en soulignant ainsi qu’ils ont pris acte des faits et qu’ils s’en rappelleront bien à propos pour se venger.

    Ceci dit, vous n'êtes pas sans savoir Monsieur Bertrand Redonnet que derrière tout pseudo il y a une réalité identitaire facile à prouver en cas de viol ou d'assassinat numérique. De plus il y a une adresse e-mail qui permet au directeur du site de savoir qui de Bertrand ou qui de Narval a écrit un commentaire.

    Puis il y a l'adresse ip:

    Une adresse IP est une série unique de nombres (par exemple 193.247.250.25) qui permet d'identifier un ordinateur sur Internet. C'est l'équivalent de l'adresse postale d'un particulier ou d'une entreprise.

    La plupart des internautes n'ont pas une adresse IP fixe, mais se voient attribuer une IP différente à chaque connexion par leurs FAI (Fournisseurs d'Accès à Internet). Cette volatilité ne garantit cependant pas l'anonymat, puisqu'un FAI est capable, grâce à ses fichiers logs, d'identifier un ordinateur unique en fonction d'une adresse IP et d'une heure de connexion.

    Sur internet, le site ripe.net permet de remonter en quelques secondes à un FAI à partir d'une adresse IP (tester...).

    Sachez aussi que l'adresse IP de l'expéditeur d'un email est transmise dans l'en-tête de celui-ci (dans Outlook: Fichiers/ Propriétés/ Détails). Les spamers ne sont donc pas complètement protégés derrière leurs adresses e-mail bidon. S'ils abusent, n'hésitez pas! Prévenez leurs FAI.

    En conclusion, pour espérer être anonyme sur internet, il est indispensable de masquer son adresse IP. Cachez-vous derrière un proxy. Voyez aussi ce que dit CCN sur la technique du spoofing IP.

    Un conseil de prudence, prenez un pseudo c'est plus sûr !

    Et pour revenir à la réalité de nos propos et à celle de la police de la délinquance sur internet je vous conseille dès lors Monsieur Bertrand Redonnet de changer de nom si vous venez encore vous promenez sur le vaste et profond domaine de l'Internet où la présence d'homonymes doit être courante.


    En France:

    Les Redonnet : 721 personnes


    721 personnes portent le nom Redonnet aujourd'hui en France selon les estimations de L'Internaute site d recensement des patronymes en France.

    Le nom Redonnet figure au 12 282e rang des noms les plus portés en France. Les départements dans lesquels les Redonnet sont le mieux représentés :

    Lot-et-Garonne (47) : Redonnet, 109e nom le plus porté
    Pyrénées-Atlantiques (64) : Redonnet, 414e nom le plus porté
    Manche (50) : Redonnet, 691e nom le plus porté
    Bas-Rhin (67) : Redonnet, 2 676e nom le plus porté
    Haute-Garonne (31) : Redonnet, 4 042e nom le plus porté

    Et pour finir, pensez vous que les propos délirants concernant nos échanges sur le site des 7 mains et notre jeu autour de qui se cache derrière Narval peut vraiment intéresser les keufs du net ?

    Ou vous me prêtez des intentions stratégiques qui visent à utiliser votre blaze pour une futur arnaque électronique ? Si c'était le cas je choisirai pour cible un porteur de patronyme plus répandu que les 721 configurations du vôtre.

    Par exemple les Martin qui sont produits à 235'846 exemplaires
    aujourd'hui en France.

    Mes respects. Narval respectueux mais indomptable.

    Posté par Alain Rey-Narval, mercredi 18 mars 2009 à 12:46:00 | | Répondre
  • Ah, Narval, vous tu es un expert en informatique.
    Je savais quelques unes des infos que vous tu portes ici à ma connaissanece, j'en ignorais d'autres..
    Tout de suite un élément fondamental : Je ne suis pas très adepte du filage des gens, en réel comme en virtuel. Je ne vais donc jamais fouiller sur l'identification de leur IP ou autres...
    J'ai,tout comme les 6 autres camarades de ce blog, accès aux coulisses, j'aurais donc pu le faire, je ne le fis point et ne le ferai pas...Je l'ai fait une fois pour un connard qui n'avait sur l'exil des mots que fiel, bile et insulte pendus à son misérable clavier.
    Par ailleurs, vous tu te méprends fortement : Non, je n'ai pas eu la frousse que tu sois un délinquant pouvant utiliser mon blaze pour un délit qui aurait pu rejaillir sur ma noble, morale, propre et tellement angélique personne.
    Pour ta votre gouverne : Quand j'ai eu à affronter l'ordre et ses thuriféraires ou un mec qui m'empoisonnait l'existence, je l'ai fait directement, sans ronds de jambes. J'en connais donc les risques et les ai assumés en conséquence, si tu vous vois ce que je veux dire...A l'ombre, mais pas des jeunes filles en fleurs....
    La dernière pluie, c'est plus pour moi, mon gars...
    Allez dont acte, si tu vous voulez, mais que ça ne nous empêche pas de rigoler...
    Des Redonnet, il y en a autant que de puces sur le dos d'un chien galeux. Y'a même un Bertrand Redonnet qui signait des papelards numériques sur le trafic de drogue dans la zone est de la Pologne...
    Alors, tu vous vois, que je n'en suis pas à la parano que tu vous me prêtes...
    Salut et te vous vexe pas la frimousse. La vie est courte !
    Si tu vous veux savoir mes colères du moment, faire un tour sur l'exil.
    Là, oui, je suis vraiment colère !

    Posté par Bertrand, mercredi 18 mars 2009 à 13:52:50 | | Répondre
  • Banque de la Colère

    Agence de France
    Ensemble du Territoire National


    Producteur de colère, Cher Client,

    Vous n'êtes pas sans connaître la création le 15 août 1894 de notre établissement d'épargne, de placements et de gestion de la colère.

    Notre établissement à la déjà si longue histoire, à la réputation reconnue dans de nombreux domaines de la production et de l'exploitation de la colère, vous propose de déposer dans nos coffres sécurisés, à l'abri d'une exploitation abusive, votre capital de colère déjà accumulé.
    Nous vous proposons aussi, dès votre inscription comme client, des à-valoir sur la production de vos prochaines colères.

    Nos spécialistes en placement et en exploitation de la colère vous assurent que dans notre établissement vos colères ne seront pas utilisées à d'autres fins que celles que représentent les raisons de vos colères.

    Si vos colères sont politiques nous investirons dans des révolutions, des réseaux terroristes, des génocides, voire des holocaustes si les temps le permettent.

    Si vos colères sont d'origines plus personnelles nous vous proposerons des investissements dans des meurtres en série, des viols ethniques collectifs, ou dans des bons petits assassinats ciblés aptes à assouvir vos besoins de vengeance et de justice, soit élimination d'épouse infidèle ou trop arrogante, ou liquidation physique d'individus qui vous empoisonnent l'existence.

    Nous restons avec nos agents et nos militants diversement répartis en France au NPA, Front National, Al Qaïda, Saint Anne, Prisons de Haute Sécurité, DGSE, Palais de l'Elysée, Ministère de la Défense et de l'Intérieur capables ainsi de couvrir tous les désirs de nos clients en colère, anciens et nouveaux.

    Nos services sont prêts à vous recevoir et à vous satisfaire.

    Veuillez agréer Monsieur, nos salutations empressées.

    Pour la cellule d'exécutions de la Banque de la Colère de France : Narval votre dévoué.

    Posté par Nanarval, mercredi 18 mars 2009 à 14:46:47 | | Répondre
  • Les raisons de la colère

    L'expression a déjà été vendangée par un certain Steinbeck, à la voyelle près..
    Quant à cette banque, je propose qu'on la fasse sauter : on appellera ça une crise colérique, ça changera un peu...

    Posté par Bertrand, mercredi 18 mars 2009 à 14:59:09 | | Répondre
  • Drôle de drame

    Salut vieux briscard,

    Dommage, n'ayant point connaissance de l'origine de ton différent avec ce militant de la Cagoule répondant au cache sexe de Narval, je ne puis ni rire, ni pleurer.
    Suis passé visiter la production du mercredi, cela prend un peu de temps pour se remettre dans l'atmosphère de la Gente Dame Urien, mais j'ai fini de lire son roman "Tu devrais voir quelqu'un" et je comprends mieux l'esprit joueur de la Dame.
    Je vais lui laisser un de ces quatre quand j'aurais un peu de temps un commentaire, ou plutôt une lettre de lecteur, comme j'aime à dire, détestant cette expression "com" ou "commentaire".
    Ceci dit Bertrand tu "Devrais le lire" le "Tu devrais voir quelqu'un".
    Amicalement, Tschuss. Philip

    Posté par Philip Seelen, mercredi 18 mars 2009 à 15:23:51 | | Répondre
  • Le livre d'Emmanuelle

    Merci Philip...
    J'y penserai lors de mon escapade en France, fin avril, pour mon propre livre...
    S'il t'a plu, alors, je fais confiance à ta critique de vieux frère de la route.
    Avec Narval, il n'y a pas de conflit. Une petite mise au point entre gens bien, j'espère.
    C'est un joueur. Un chat...
    Amitiés à toi

    Posté par Bertrand, mercredi 18 mars 2009 à 16:08:25 | | Répondre
  • Un chat un chat !

    He oui Bertrand Redonnet,

    Vous avez vu juste pour une fois. Je suis un chat, mais le sexe mon cher, le sex ? Sex is the question ? Eh je ne vous laisserai pas fouiner dans mes parties et surtout pas débusquer ma chatte petit libidineux !

    Mais comme un chat je suis fidèle à ceux qui me donne la pitance, la pâtée quotidienne. Je ne peux donc aller lécher vos écuelles du côté de votre Exil, désolé, mais je reste lové dans les bras des 7 Mains.

    Les 7 mains c'est mon pain quotidien, c'est mon sheba royal félin à moi. J'y suis bien, j'y reste. Et d'ailleurs comme toutes les félines je me méfie des commes vous. Tout d'un coup on prend un coup de pied, sans savoir pourquoi. Alors on se tient à distance.

    Félinement vôtre. Narval le Chat.

    Posté par Carnarval, mercredi 18 mars 2009 à 17:10:31 | | Répondre
  • Oui, vous avez raison aussi.
    En plus, je deteste les chats !
    Et si vous avez peur de recevoir un coup de pied,eh bien, ma foi, restez chez vous : je ne vous ai appele !

    Posté par Bertrand, jeudi 19 mars 2009 à 14:50:09 | | Répondre
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