vendredi 13 mars 2009

Chroniques d'un super-héros, 4

Fabrice_mini

Avant de raconter la suite de mon odyssée, dont le cours reprit ce jour-là à 6h46, heure de Greenwich, il faut sans doute que je me présente. Je m’appelle Patrick Platon Petrovitch et, soyons directs, je n’ai rien d’un philosophe, rien d’un grec. Je n’ai pas non plus d’ancêtres irlandais et, à ma connaissance - ma mère, n’étant pas mystérieuse, m’aurait prévenu -, aucun aïeul Russe. À mon grand regret, je dois dire, étant donnée mon admiration pour ce pays et ses artistes... Passons.
Je n’ai pas grand-chose à dire à propos de mon passé ni de ma famille. Nous incarnions les banalités d’usage et les symptômes hexagonaux d’un bonheur insatisfait. Mes parents ont quitté cette terre il y a cinq ans dans un accident automobile, et mon jeune frère, cuisinier de son état, avec lequel j’entretenais des rapports distants, soupçonneux, il y avait du Caïn là-dedans, un soupçon d’Abel, mon frère, disais-je, s’est installé en Australie. Il m’adresse parfois les photos de ses enfants par internet et, souvent en fin d’année, comme un rattrapage fraternel, m’envoie ses nouvelles recettes. Je trouve ses choix culinaires assez curieux, mais, après tout, il semble avoir du succès. Voilà pour le pedigree.

Réglé sur France info, le réveil s’est mis en branle. Un flot d’informations s’est déversé : j’avais trois quarts d’heure pour me préparer. À la verticale, silence Chapuisien. À l’horizontale, le vaste monde et ses possibilités…
Me voici donc sur le quai, à 7h42 précises, en ce deuxième jour de l’ère pétrovitchienne. Dans trois minutes, l’écran bleu clignotera, affichant « train à l’approche ». Je monterai à 7h46 dans l’avant-dernière rame, située juste en face des escalators (j’aime figurer en pole position), et voyagerai à travers la banlieue parisienne.
Compagnie : Régie Autonome des Transports Parisiens.
Destination : Gare du Nord.
Durée estimée du trajet : Vingt-deux minutes.
Conditions météos : Grisâtres.
Services à bord : Interventions musicales et campagnes humanitaires.

Cela dure depuis sept ans et, selon moi, une telle vie mérite une digression. En effet, une question se pose : « Pourquoi en suis-je arrivé là ? » À laquelle s’applique une réponse : « Parce que j’ai perdu mon Manteau ».
Non, il ne sera pas question ici de prêt-à-porter (ni de voyeurisme). Mon vêtement ne peut se remplacer : inutile de contacter les objets trouvés. J’ai perdu beaucoup d’effets dans les transports en commun mais celui-ci, vous l’avez noté, porte une majuscule et a disparu depuis longtemps. L’exposé manquerait-il de clarté ? Qu’à cela ne tienne. Effectuons une digression dans la digression, retournons au point d’origine.

(…) A suivre

7_rouge_vif

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires sur Chroniques d'un super-héros, 4

    Silence Chapuisien à la verticale.

    Silence, Artiste à l'oeuvre !


    Structures

    """""L’œuvre de Dominique Chapuis reflète la variété des possbibilités créatives en ce qui concerne l’usage de bandes. De telles structures demandent un choix méticuleux du matériel, des couleurs, des dimensions et de la largeur des bandes. Chapuis évite tout effet criard. La qualité de son œuvre est basée sur la tendresse subtile des nuances et non pas sur des contrastes agressifs.

    Dominique Chapuis préfère les structures horizontales, aussi bien pour les formats carrés que pour les formats en hauteur et en oblong. Les bandes diffèrent distinctement les unes des autres ou elles fusionnent en sfumato avec le tableau. Une sublimation du tableau peut se voir également dans une série de bandes en couleur qui se distinguent à peine.

    Les œuvres de Chapuis ne sont pas des structures uniformes ou entropiques. L’artiste ne suit pas de schéma. Bien au contraire, chaque tableau a son caractère individuel, qui est le résultat d’un concept analytique de l’artiste. Il y a des zones sombres, des bandes en forme de reliefs, des surfaces avec des bandes seulement dans la moitié supérieure, ou bien des tableaux avec une seule bande large qui, dans un autre contexte, pourrait être considérée comme une surface en couleur. L’exception sont quelques bandes qui forment un angle aigu.

    Les structures horizontales se distinguent des structures verticales. Cela se voit très bien dans les tableaux de Dominique Chapuis. Le mouvement vertical signifie élan, mais en même temps agitation et changement. L’horizontalité, par contre, suggère un caractère immobile, elle renvoie à l’expansion, à un silence parménidien.

    Malgré des marges ouvertes, ses tableaux reflètent le caractère méditatif des structures horizontales.
    Le matériau est de grande importance par rapport à la qualité artistique. Chapuis utilise du papier transparent, du papier japonais, de la cire, de l’acrylique, des crayons, du pastel, du bois et des toiles. Selon leur qualités spécifiques, ces matériaux
    toiles.

    Selon leur qualités spécifiques, ces matériaux différents rendent possible des lasures, des surfaces en couleur solides, des constructions en bois et des reliefs. Le concept artistique de Dominique Chapuis est basé sur la présence d’éléments primaires qui sont structure et forme. Ce qui est fascinant, c’est la simplicité, qui peut être en même temps la raison pour une difficulté, par rapport à l’organisation et la réception. C’est le refus de tout caractère fortuit et la domination du tableau en tant que témoin du tel quel.

    Ses tableaux sont ce qu’ils sont, rien d’autre. C’est ainsi qu’on comprend la détermination des structures, c’est la combinaison de moments d’une poésie subtile et des qualités monumentales qui renvoient à la distance implicite des structures horizontales. Et pourtant, ceci n’a rien à avoir avec des aspects abstraits ou des descriptions. Ce sont des tableaux avec de différents accents. Les œuvres se distinguent les unes des autres par la largeur des bandes. L’étroitesse et l’expansion ne sont pas seulement des qualités formelles.

    Elles sont les éléments constituants d’une réalité picturale qui refuse toute approche discursive. Chaque œuvre renvoie à un concept plus général, sans pour autant impliquer d’autres tableaux, comme s’il était seulement un élément dans une série. C’est la raison pour laquelle l’artiste crée de différents formats, de cadres et également des œuvres sans cadre.

    Chapuis préfère les couleurs claires ou neutres, un bleu lasuré, un ocre ou un violet. Elle n’utilise pas les couleurs primaires, ce qui contredirait son concept d’une intégration de structures dans ses tableaux. Dans son œuvre ce manque de couleurs criardes est de plus grande importance. La variation de nuances subtiles transforme ses tableaux en une réalité conceptuelle. On voit des structures géométriques intégrées dans le tableau.

    Dans ses œuvres Dominique Chapuis combine le silence et la clarté des références catégoriales.""""""

    Heinz Gappmayr

    Cultivé le Lardreau. Narval,L'Admiratif.

    Posté par Narval, samedi 14 mars 2009 à 23:01:34 | | Répondre
  • Je suis en train de relire depuis le début, aidée dans cette prise de conscience, je dois l'avouer, par le sieur Narval.
    C'est jouissif de se trouver complètement ailleurs que là où l'on s'était mis au début.

    Révérence, Monsieur Lardreau et chapeau bas à Narval.

    Je reviens au texte 5, où s'est produit le choc qui m'a fait tout reprendre, chacun des épisodes lus très fortement depuis le début, mais c'est seulement maintenant...

    Posté par michèle pambrun, mardi 24 mars 2009 à 23:50:22 | | Répondre
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