mardi 3 mars 2009

Quand le hasard fait bien mal les choses

Bertrand_mini
D
ans un coin pourri du pauvre Paris, sur une place, l’est un vieux bistro, tenu par un gros… Non, zut… C’est pas ça que je voulais chanter, ce matin. Raconter, je veux dire.
Mais c’est quand même dans un pauvre coin du Paris pourri et dans un vieux bistro que ça se passe, mon histoire.
Aux joyeux drilles, sur l’espèce de petite place que forment à leur jonction les trois rues, Stéphane Beau, Marc Villemain et Fabrice Lardreau, exactement. Dans le 14ème.
Le patron des lieux est un gros mec, vraiment très gros avec une bedaine qu’il faut quand même du courage pour promener tout ça en même temps avec soi et chaque jour. La couperose, tellement rose qu’elle tourne par endroits au violet, sillonne ses joues abondantes et taquine le nez, bizarrement ferme et retroussé au milieu de toute cette débauche de cholestérol. On dirait presque une enseigne de charcuterie, le gros patron. Le cheveu rare et gris est peigné loin en arrière, tablier d’un blanc approximatif, manches retroussées laissant voir de robustes avant-bras, plus velus que les pattes d’un vieux loup.
Comme tous les tenanciers de bistro du monde entier à sept heures du matin, celui-ci essuie des verres derrière son comptoir tandis que le jour se lève morose sur le petit carrefour aux noms de rues bizarres…Des noms de célébrités inconnues comme il y en a dans toutes les grandes villes. Parce qu’il y a plus de rues à baptiser que d’hommes illustres à se souvenir, sans doute. Ceci étant dit, je préfère nettement marcher dans la rue Marc Villemain, Stéphane beau ou Fabrice Lardreau, que dans la rue Adolphe Thiers, par exemple. Parce que là, au moins, je sais que je ne marche pas sur les pas d’un assassin. Enfin, je crois pas…
Mais je digresse…Je digresse. Revenons au bistro où le gros patron essuie toujours des verres derrière son comptoir et où quelques mouches vaquent à leur petit déjeuner, entre le sucrier à ciel ouvert et une tache de café oubliée sur le zinc. Deux, même, besognent à la conservation de l’espèce sur les croissants d’une corbeille en inox.
Est-ce que ça jouit, une mouche ?  s’interroge le gros patron en chassant les bestioles incongrues d’un coup de son torchon. Il n’a pas le temps de pousser plus loin ses réflexions métaphysiques car la porte s’ouvre à ce moment-là devant un homme à la démarche déjà légèrement chaloupée.
Un homme maigre, grand et osseux et qui veut un grand verre de vin blanc, aussitôt servi par le maître de céans. Je crois même, je n’en suis cependant pas absolument certain, qu’il avait saisi la bouteille de mauvais vin et le grand verre avant que le grand maigre n’ait fini de formuler sa commande.
Ce maigre, qui paraît encore plus maigre qu’il n’est sans doute face à l’insolent volume du propriétaire, sirote la première lampée de son poison en allumant une cigarette. Ses yeux sont bleus et il flotte comme un brouillard sur la paupière alourdie. Il se retourne, il lève le doigt vers la rue et dit que c’est mort, le quartier, ce matin !  Le patron grommelle un vague borborygme et donne derechef un coup de torchon sur les deux mouches lubriques, revenues faire leurs saloperies sur les croissants. Ce faisant, il se demande une nouvelle fois si une mouche ça a des… Mais un autre homme pousse la porte à ce moment, l’obligeant encore à remettre à plus tard ses considérations d’anthropomorphisme fantasmé.
Le nouveau venu tousse, éternue, dit salut la compagnie, veut rajouter quelque chose, mais déjà son demi est servi, abondamment moussu.
Les deux hommes au comptoir se lorgnent, s’apprivoisent du regard. Et le premier répète que le quartier est mort, ce matin, et l’autre acquiesce que c’est bien vrai ça. Que chez lui, à Périgueux, c’est plus vivant que ça… Même à sept heures du matin… Il tousse encore et dit sale temps et ville pourrie.
À Périgueux ? qu’il s’étonne l’autre avec son verre de blanc et une petite voix de crécerelle très haut perchée, un peu comme Coluche quand il dit « un nouvel Omo ? » (Vous voyez mieux comme ça, derrière votre écran, ce que ça peut donner. ) À Périgueux ? Mais, c’est que moi aussi, je suis de Périgueux ! De Périgueux ? Ben ça alors, quel hasard ! qu’il s’enthousiasme, l’homme enrhumé et au demi. On prend un autre verre alors, entre Périgourdins ?
Je suis étonné, moi,  de la vélocité du gros patron… Les deux verres sont à nouveau remplis comme par enchantement et quasiment avant la fin de la phrase.
Ah Périgueux, Périgueux ! et les yeux bleus de l’homme maigrichon semblent chercher beaucoup plus loin que l’étroitesse obscure du bistro. Mais... Mais quel quartier ?
J’habitais quartier des sept mains, monsieur ! Au Nord de la ville. Quartier des sept mains ? Mais... Mais c’est pas dieu  possible ! C’est de là que je viens aussi… J’y suis né.
Moi aussi... Patron, remettez-nous ça, nom d’un chien ! Ha ben ça alors ! Quel hasard ! On est pas vendredi 13 pourtant ! Et… ? Quelle rue, vous voulez dire ? Rue Emmanuelle Urien !  Non ! ? ! Si ! ! C’est ma rue… Ben merde alors ! Patron, une autre ! Faut arroser ça !
Les deux gars sont aux anges. Même ville, même quartier, même rue et ils sont chancelants de stupeur, entre autres, quand leur institutrice du cours préparatoire s’avère avoir été la même, Claire Le Cam, et même que le mercredi, ils allaient jouer sur le même terrain vague, au bout de l’avenue Jean-Claude Lalumière… Et à chaque découverte, un demi, un blanc, un blanc, un demi et fant’ punaise, quelle chance on a ce matin, et l’autre mafflu qui est impassible, qui essuie toujours ses verres, complètement indifférent au bonheur de ces deux-là, désarçonnés, entre autres,  par le hasard de leurs si communes origines et qui… Et les voilà prêts à s’étouffer, bouche bée, quand ils s’aperçoivent que ni l’un, ni l’autre n’a jamais entendu parler à Périgueux d’un certain Bertrand Redonnet.
Les deux compères titubant, entre autres, sous les effets de la bonne humeur et de la stupéfaction s’en vont, riant, se flagornant et se tapant sur l’épaule et se disant, se braillant plus exactement, que bon dieu, faudra se revoir, entre gars du pays, quand rentre monsieur Augures, le tripier du bout de la rue, qui se frotte les mains, et qui voit son café servi avant même d’avoir ouvert la bouche pour demander :
- Alors, quoi de neuf c’matin, patron ?
- Ah, rien de neuf, Gustave, rien de neuf... Comme d’habitude… Les jumeaux sont bourrés !

7_rouge_vif

Posté par Les 7 mains à 09:00:00 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
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Commentaires sur Quand le hasard fait bien mal les choses

    La chute... Terrible!

    Posté par Feuilly, mardi 3 mars 2009 à 09:11:13 | | Répondre
  • Hébé mon ami, vous avez fait fort aujourd'hui.
    Savoureux ce cheminement. Onomastique, quand tu nous tiens !
    A vot'santé. Le bonjour chez vous.

    Posté par michèle pambrun, mardi 3 mars 2009 à 10:00:50 | | Répondre
  • Pour moi ce sera un P'tit com' d'ab !

    Eh Vous !
    Le premier de la liste, le métaphraste du dessus, vz' avez la menteuse un peu courte, la feuillade dégarnie ou quoi ?

    "La Chute... Terrible !" Pourriez pas cracher plus long qu'un oeuf mollet ?
    L'Inconnu à Périgueux mérite mieux que ces trois points deux traits, que ce sms de richtôt ! On est plus du moyen-âge. Le "com" c'est du tout frais, du moderne de chez mode !
    Faut dire qu'aujourd'hui y s'est creusé le citron notre remääkeeur
    du Mardi-Gras. Il place ses complices en ville. Y distribue les plus belles rues à ses bras droits, y s'prend pour Tibère de Panouf et sa Fesse ou quoi ?
    La Chute, bein quoi la Chute, t'en a pas une à nous radoter, Provincial ? Bon alors j'me mets à la tâche.

    C'est Bertrand qui arrive de sa campagne pour visiter Paris. C'est la toute première fois qu'il y vient. Débarqué Porte Redonnet, grâce aux bons soins du laitier Villemain qui devait livrer à la Rue Palante, il déserte le métro de la Ligne 7, direction Les Paluches, pour se loger sur la plate-forme arrière d'un bus de la Urien, trouvant l'observatoire roulant parfait pour sa première incursion dans le dédale Macadam.

    Le préposé à l'encaissement, fièrement debout à la passerelle de la poupe du naviôt vert et blanc dirige les manoeuvres des passagers.

    - Alésia ! annonce-t-il de son ton de corne de brume.
    Une joliesse à talons haut débarque sur le pavé. On repart.
    - Balard ! Un gros Monsieur descend attentif à pas répandre son graillon sur la chaussée.
    - Colonel Fabien! Un galonné or et bleu salue le préposé et gagne sa caserne.
    - Les Invalides ! Un manchot et un borgne quitte la plate-forme.
    - La Muette. Une vieille toute branlante descend péniblement les deux marches.
    - Les Gobelins ! Une famille,modèle standard de la Régie, père, mère, fils, fille, regagnent le pavé.
    - Père Lachaise, et un curé se prend les souliers de messe dans la soutane, manque de rejoindre la passion de son préféré, mais finit à bon port à cette station du Calvaire.

    Comme la course va toucher tranquilo à sa fin, Bertrand emprunté, tout timide s'adresse à l'homme qui dirige les opérations de débarquement.

    - Pardon Capitaine !
    Je m'appelle Bertrand, je descends où ?

    Bon, j'me casse. A Mardi prochain. Salut à Lucien Jeunesse de la part de Jean-Claude. Narval.

    Posté par Narval, mardi 3 mars 2009 à 10:30:58 | | Répondre
  • Je rassure Bertrand : mis à part quelques mouches, justement, quelques vers de terres et autres escargots, trucidés dans mon enfance, ma carrière d'assassin est assez morne !

    Par contre, Narval a raison : la rue Palante existe bien dans plusieurs villes de Bretagne !

    Posté par SB, mardi 3 mars 2009 à 11:17:43 | | Répondre
  • Je dirais même plus :

    Terrible la chute!

    Posté par Stéphane Prat, mardi 3 mars 2009 à 11:33:56 | | Répondre
  • ouais ouais !

    Pardon, un renseignement s'il vous plaît : l'Impasse Chhuut ?

    Posté par Narval, mardi 3 mars 2009 à 11:46:25 | | Répondre
  • Plus sérieusement, moi qui réclamais un double... Je ne m'attendais pas à être aussi bien servi.

    Chouette maison, décidément....

    Posté par Stéphane Prat, mardi 3 mars 2009 à 13:12:13 | | Répondre
  • Salut la compagnie !

    Bon, je vois que tout le monde est installé et ça discute...Ouais, un ballon pour moi...Ah, déjà servi ?
    Il y a là mon ami Feuilly et Michèle qui lit derrière les lignes, les lignes du texte, je veux dire, oh, oh..! Pas de ça ici, hein, maison sérieuse !
    Et Stéphane, oh, j'm'en doutais que tu n'étais point un assassin, hein ? Par contre, je suis un peu inquiet pour les deux autres camarades...I z'ont rien dit...Bref...
    Ah, y'a aussi Stéphane l'Epaulard ,un habitué, décontracté de la côte atlantique avec des embruns dans les cheveux, et Narval qui n'en revient pas, lui, de la chute comme elle est bonne ! Toujours rieur et un tantinet insolent, le gars Narval...Du miel dans du vinaigre. Mais on le connaît,hein ? D'ailleurs, il raconte une blague tous les mardis..Chutttttttttttt !!!I s'prend pour Redonnet,je crois bien...Pas ambitieux,alors, le gars ! C'est pas méchant, hein ? Faut bien qu'i s'amuse aussi...
    Bon, ben à mardi, alors ? On parlera des Anglois...Si, si, si, c'est bien de moquer les Anglois, des fois.
    Tchao !!!!

    Posté par B.Redonnet, mardi 3 mars 2009 à 14:14:05 | | Répondre
  • Schmilblick ?

    Non Monsieur, le Schmilblick n'est pas un Redonnet. Merci d'avoir fait avancer le Schmilblick. Candidat suivant, Simone à vous...

    Posté par Narval, mardi 3 mars 2009 à 16:31:58 | | Répondre
  • Pour Redonnet

    Un jeune garçon à son père:
    - Quand je serai grand j'voudrais être cour
    reur cycliste, un vrai champion....
    Le père:
    - ça m'étonnerait. Tu détestes les piquûres!

    C'est bien aussi, court!!!!!!!!!!!!!!!
    Aglaé Vadet

    Posté par aglaé, mardi 3 mars 2009 à 16:40:46 | | Répondre
  • La longueur, comme la lenteur, sont les partis pris du plaisir.

    Posté par B.redonnet, mercredi 4 mars 2009 à 08:16:00 | | Répondre
  • No limits

    Bertrand r.,

    En tant que modérateur du Net plus que net, je me doigt de vous rappeler que les 7 Mains, du moins ici, sont faites pour écrire.
    Pour d'autres usages vous pouvez rejoindre "Les Papouilles", ainsi nommée la backroom de Pierre Assourdine.

    Gaillardement. Narval.

    Posté par Narval, mercredi 4 mars 2009 à 08:44:26 | | Répondre
  • compris...

    ...c'était pas méchant?

    Posté par aglaé, mercredi 4 mars 2009 à 09:08:31 | | Répondre
  • Lecture globale

    Narval, tu lis entre les lignes mais tu sautes des mots !

    Posté par B.redonnet, mercredi 4 mars 2009 à 09:13:49 | | Répondre
  • Masculinité ou féminité ma préférence à moi ?

    Bertrand r. ,

    Oui il m'arrive de sauter aussi les mots, mais cela dépend de leur genre. Vous voudriez savoir lequel, petit libidineux. Vous ne le saurez point. Na !

    Féminin-Masculin. Narval.

    Posté par Narval, mercredi 4 mars 2009 à 11:17:44 | | Répondre
  • Et c'est là qu'on apprécie la langue de Shakespeare où le genre n'existe pas...!

    Mais pour en revenir à cette histoire ; il faut admettre qu'elle est leeente comme le temps qui passe quand on regarde TF1, mais c'est ça qu'on aime : pousser le lecteur jusqu'à l'énervement en lui faisant miroiter l'explosion du récit, et lui balancer une fin de comptoir qui ne le fera pas rire sur le coup (il se dira plutôt "j'ai été con de tout lire") mais qu'il s'empressera de raconter à son tour en faisant duuurer le... comment dit-on... plaisir ?

    Bravo pour ce blog et salutations,

    Perrine

    Posté par Perrine, mercredi 4 mars 2009 à 14:18:44 | | Répondre
  • Salutations itou...

    Posté par B.redonnet, mercredi 4 mars 2009 à 15:45:08 | | Répondre
  • Y en a qu'une c'est la Hune germanopratine.

    Eh oui, nous y voilà. Fine analyse de la fille du dessus. On s'ennuie pas dans mon HLM de la colonne des "coms".
    Mais TF1 est un mot que je ne laisserai jamais me sauter, jamais. Je suis jouisseuse, je fréquente parfois des gigolosl, mais je ne me fais pas sauter pas des maquereaux, surtout minorangés.

    "Comme le temps qui passe quand on regarde TF1". Mais je croyais, de l'aveu même de la direction de cette chaîne, qu'ils avaient pour mission, les bonimenteurs, de ramollir les cerveaux, pour dégager les synapses des téléspectateurs en vue d'une bonne bourrée de pub's.
    Donc Lundi soir je vais bien m'emmerder devant TF1 pour bien préparer mon mol cerveau à déguster mes bons "petits 9 heure" du mardi au Bar Tabac d'en bas.

    Avant les 7 Mains une bonne bourre de TF1. Narval.

    Posté par Narval, mercredi 4 mars 2009 à 17:15:14 | | Répondre
  • Moi, je ne vois qu'une solution, là-dedans : pas regarder TF1.Mieux, foutre la télé au bourrier !
    Quant à la voisine du dessus, ça me rappelle tjs Devos avec les d'ssous d'la voisine du d'ssus..
    Oh, je vois bien que tant de lettres chez moi, vous époustouffle.
    Quoi ? Constesteriez-vous à Devos ses qualités littéraires ? Oh, les pédants ! Les pédants !

    Posté par B.Redonnet, jeudi 5 mars 2009 à 11:07:45 | | Répondre
  • Je dois être

    très raccourcie de la cervelle !! moi y en a rien compris à certains commentaires .... Raillerie ou douceur humoristique , laissez moi chercher encore ... Je comprends vite , mais faut m'expliquer longtemps ....
    Bon , chuis ici pour parler du texte, qui comme d'habitude m'emmène à vouloir aller jusqu'au bout.... Bertrand tu as l'art et la manière, j'accroche dès les première lignes ....

    Posté par Débla, jeudi 5 mars 2009 à 11:36:59 | | Répondre
  • Chère Débla,

    Te casse pas..J'ai moi aussi parfois du mal à dissocier s'il s'agit là de lard ou de cochon.
    C'est un peu particulier.
    En fait, ici on se défoule. Sur les autres pages, on est bien plus sérieux en commentaires..C'est le style du mardi qui veut ça.
    Amitié

    Posté par Bertrand, jeudi 5 mars 2009 à 11:49:20 | | Répondre
  • I love le style du mardi.

    Bertrand, aaahhh la douceur humoristique, on ne s'en lasse point.

    Mais je vous rassure. Vous avez le lard, le style et le cochon.
    La laie ne couve-t-elle pas votre prochaine boucherie ?
    Pas besoin de choisir. Le un qui tousse, tousse pour un.

    Au regretté Pierre Dac, à son Os à Moël, prince et royaume de l'humour vache et interlope. Narval

    Posté par Narval, jeudi 5 mars 2009 à 12:55:53 | | Répondre
  • Une laie couve, une laie couve, effectivement.... là :
    http://lexildesmots.hautetfort.com/archive/2009/02/18/le-livre.html
    (Un p'tit coup d'pub au passage... Subrepticement)

    C'est quand même pas banal, une laie qui couve. C'est quand même mieux qu'une oie !
    Aahahahahaha !!!!!

    Posté par Bertrand R, jeudi 5 mars 2009 à 13:28:33 | | Répondre
  • Mes excuses, Monsieur le Surgé.

    Je vous jure que je recommencerais pas. Etre privé des com's du mardi, pour moi, c'est comme un vendredi sans morue aux câpres.

    Narval respectueux du sifflet des agents de la force numérique.

    Posté par Narval, jeudi 5 mars 2009 à 16:10:16 | | Répondre
  • Le subiet

    Que je sois damné pour la énième fois si j'entends quelque chose à votre dernier message, cher Narval..
    Qui vous a donc sifflé ? Un arbitre, un copain, un flic, Une jeune fille ?
    En tout cas pas moi...
    Il y a belle lurette que je ne siffle plus qui que ce soit.

    Posté par B.redonnet, vendredi 6 mars 2009 à 08:47:39 | | Répondre
  • La faute à un bug électronique .

    Cher Raconteur,

    Ne tentez point le Diable, ne le convoquez point à notre table. Ce con y rapplique dare dare, je sais j'en ai fait l'expérience, contrairement au Grand Barbu qui lui se déplace que pour les Apocalypses et encore pas toujours, ma grand mère Weidmann en a fait la triste expérience dans un four pas loin de chez vous là-bas dans les plaines de l'Est.

    Tout bonnement, c'est en passant hier dans l'après-midi morose que nos deux derniers commentaires avaient disparu. Oui, comme je vous l'écris là. Diparus ! J'ai bien ouvert les quinquets, plus de trace de nos élucubrations antonines.
    Bof, me suis dit que vous aviez été vexé de mes tournures de phrases entre la couenne et le jambonneau, au sujet de votre laie en couve. Alors j'ai laissé ce message qui s'est retrouvé déplacé suite à la rétablissure du courant et de ces deux com's friponnes.
    Ainsi le mystère de mon dernier message est levé ah...ouais j'allais oublier, je me réjouis de trouver votre prochaine reliure sur la table d'un braire de mon quartier qui je sais, on a pour ce type de loisirs, c'est de la lecture dont je parle, les mêmes goûts, le mettra en pleine vue des passants qui passent.

    Ah oui, encore ça, nous aimons beaucoup ce que vous faites.

    Bien à vous. Narval l'Empaffé.

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 09:15:35 | | Répondre
  • Ah me voilà rassuré, bon sang de bon sang de bonsoir de nom de dieu de bon dieu de merde, j'ai failli jurer, moi qui ne jure jamais, non pas par respect pour le barbu des apocalypses ou pour l'illuminé gesticulant ses fantasmes d'éternité dans le désert il y a 2009 ans, mais parce que jurer est fatigant et rabaisse l'homme (qui n'en a pas besoin ), au rang des charretiers, bordel de miladiou!
    Elle est belle, hein, ma laie ? Quand vous l'aurez ouverte, vous me direz si le boudin était bon ! Mais pas d'affolement, il ne s'agit pas d'un traité de charcuterie...Y'a un tas d'écrivains qui font ça mieux que moi....Hiiiiiiiiiiii !!!!

    Les plaines ici, oui, furent un billot...Mémoire qui plane encore et toujours sous le froid du ciel.
    J'habite à 40 Km d'un village, frontière ukrainienne, au nom qui fait peur, même sur une carte, Sobibor...
    A plus...

    Posté par B.redonnet, vendredi 6 mars 2009 à 10:17:44 | | Répondre
  • Vous le père du second "a"

    Vous m'en trouvez fort satisfait. Que j' eusse pu laisser une once de faille entre le géniteur du second "a" de mon pseudo et moi-même, ainsi masqué grâce à vous dans la version finale en Narval, m'eut laissé à jamais un goût amère de trahison à votre égard, cher Raconteur.

    Avec mes meilleurs boniments et grâce à vous, signé Narval

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 10:52:31 | | Répondre
  • où est passé

    mon décodeur ?

    Posté par Débla, vendredi 6 mars 2009 à 11:00:33 | | Répondre
  • Le décodeur de Madame est avancé.

    Aglaé,

    vous allez à la rubrique du mardi de Bertrand r., là vous allez à sa première semaine, au récit du Capitaine La Bravoure, vous allez fouiller dans les com's no 7, 8, et 10 et tout sera claire dans ce fatras de déconnades abracadabrantesques comme disait un mec dont j'ai oublié le nom.

    Avec ma sympathie. Narval

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 11:16:34 | | Répondre
  • Pardon,Débla.

    me suis trompé d'interlocutrice., je voulais dire Débla,,,

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 11:18:44 | | Répondre
  • Merci

    ce n'était pas Aglaé , mais Débla ..... mais je vais suivre votre conseil ....

    Posté par Débla, vendredi 6 mars 2009 à 11:20:03 | | Répondre
  • j'ai lu

    les commentaires , les histoires de "a "et de "e"
    et puis , je ne suis pas plus avancée ....
    Vous n'êtes pas obligé de me répondre mais , êtes vous un des 7 ? Que je puisses prendre connaissance de vos textes ... Cela m'aiderait peut être ....

    Posté par Débla, vendredi 6 mars 2009 à 11:34:23 | | Répondre
  • Abracadabrantesque

    Débla,
    je vous avais averti que ce sont des jeux sans queue ni tête, comme ça pour jouer des mots et des lettres.

    Non, je ne suis pas un des 7, mon pseudo Narval me permet simplement d'écrire plus librement sans être précédé d'un sens que mon patronyme donnerait immanquablement à mes com's.

    Je trouve l'idée de ces 7 mains revigorante pour les passionnés de littérature mouvante et bourgeonnante en ce nouveau printemps littéraire, c'est une voie à copier pour rendre le net littéraire francophone plus attrayant.

    Littérature quand tu nous tiens...Narval

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 11:53:16 | | Répondre
  • Culture générale

    "abracadabrantesque" ? Oui, je me souviens mais je me souviens plus du mec qui avait éructé le mot, moi non plus...Un gars qu'on avait pris la main dans le sac, ça je me souviens, et qui niait en même temps le sac et la main...
    abracadabrantesque, c'est ça que ça veut dire depuis, chez les simiesques de l'Académie : nier l'évidence.

    Posté par B.redonnet, vendredi 6 mars 2009 à 12:25:20 | | Répondre
  • Jacques Virenque.

    Voilà Bertrand, je me souviens maintenant, Jacques Virenque, et il a rajouté la formule "à l'insu de mon plein gré", oui voilà, j'ai été corrompu à l'insu de mon plein gré, oui Jacques Virenque l'ancien Maire de Paris à ne pas confondre avec Roger Chirac de la Tricheuse des Jeux, le coureur cycliste 2 fois vainqueur du Critérium de France, sponsorisé par le Fromage, moulé à la louche, Président.

    Sportivement. Narval

    Posté par Narval, vendredi 6 mars 2009 à 13:57:41 | | Répondre
  • Bravo !

    C'est ça même ! Jacques Virenque ! Avec une drôle de chemise à pois roses comme je ne sais plus quel magasin !
    Oui, faut faire attention à c'quon dit...On est en public...Pas confondre des noms et compromettre ainsi des moralités...
    Une fois, comme ça, j'avais dit qu'Amstrong c'était un gars dans la lune qui s'était fait opérer des burnes et qui jouait de la trompette sur un vélo et j'ai bien failli m'attirer les foudres d'un procès !
    Depuis, calme, pondération, tout vérifier avant de publier.
    Là, donc, je suis sûr de moi : c'était bien ce corniaud de Jacques Virenque. Merci.

    Posté par B.redonnet, vendredi 6 mars 2009 à 14:37:17 | | Répondre
  • (Foutre)"la télé au bourrier", y a un sacré personnage qui l'a fait. L'avait du caractère la dame...y en a un qu'a pas demandé son reste.

    Posté par michèle pambrun, lundi 9 mars 2009 à 23:27:48 | | Répondre
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