jeudi 26 février 2009

Chroniques complètes - Georges Palante - Stéphane Beau

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- Vient de paraître - :

Chroniques complètes - Georges Palante - Éditions Coda 

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Quatrième de couverture :

Parler des livres qu’il lit fait partie intégrante du travail philosophique de Georges Palante. On retrouve d’ailleurs dans la plupart de ses livres et de ses articles des références aux ouvrages dont il a assuré la recension dans telle ou telle revue, quelques mois ou quelques années plus tôt.

Le manque de reconnaissance de cette dimension de « lecteur » qui est, chez Palante, au moins aussi importante que la dimension « d’auteur », fait que l’on méconnaît beaucoup trop la valeur et la richesse de tout ce qu’il a écrit à l’occasion de ses chroniques et de ses comptes rendus.

Dans leur très grande majorité, ces chroniques ou comptes rendus ne sont pas des pensums. Ce ne sont pas des textes secondaires, bien au contraire. Palante a mis dans ses recensions et dans ses chroniques philosophiques autant de talent, de zèle et d’intelligence que dans la plupart de ses autres écrits, et c’est pour cela qu’elles peuvent se lire aujourd’hui comme des réflexions quasi indépendantes de leurs raisons d’être originelles.

Après la publication des Œuvres philosophiques et d’un premier tome regroupant les chroniques de Georges Palante pour le Mercure de France, ce deuxième et dernier tome regroupe toutes celles parues dans la Revue Philosophique de France et de l’étranger entre 1895 et 1913, ainsi que plusieurs articles devenus très rares et jamais réédités depuis le début du XXe siècle.

Avec les Œuvres philosophiques et les deux tomes de chroniques se conclut la parution intégrale des textes de Palante connus à ce jour.

     Préface, notes et postface de Stéphane Beau.

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Posté par Les 7 mains à 08:55:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires sur Chroniques complètes - Georges Palante - Stéphane Beau

    Je détruis toute idole et n'ai pas de dieu à mettre sur l'autel. (Palante)

    Après "L'homme-masse" de Ortega y Gasset, la "Psychologie économique" de Gabriel Tarde, que j'ai lus très tôt après nos agapes 68, j'ai dû attendre 2006 et votre article dans Espace.Net pour redécouvrir Georges Palante.

    Merci pour votre beau boulot de passeur.

    Narval.

    Posté par Narval, vendredi 27 février 2009 à 09:41:26 | | Répondre
  • Tarde, Ortegat y Gasset (dont nous parlons dans le prochain Grognard à l'occasion de la réédition de "la Déshumanisation de l'art" chez Sulliver), Palante !!! Dites moi, que de saines lectures !!!

    Et ien content de vous avoir fait goûter au vieux Georges !

    Stéphane

    Posté par SB, vendredi 27 février 2009 à 10:05:41 | | Répondre
  • Vous lisant dans "les 7 mains", sûr que je vais feuilleter (et craquer pour) ces "Chroniques complètes " de Georges Palante, cette période de 1895 à 1913. Avec une préface , une postface et des notes de vous.

    Chiche que je vais réclamer ce livre à "France-Moisir" et que je m'offusque de ce qu'ils ne l'aient pas !
    Dommage que je ne sois capable d'aucun scandale, le théâtre de Boal, ça n'a jamais été pour moi.

    Posté par michèle pambrun, vendredi 27 février 2009 à 11:06:04 | | Répondre
  • Dire Non.

    Monsieur Stéphane,

    Dire non est la première forme de résistance.
    Si nous considérons que nos résistances ne se réduisent pas à la seule négation de l'existant, mais qu'elles vivent, croissent et influent nos avenirs, alors résister c'est créer et recréer, faire naître des idées, participer avec vivacité au processus.

    Certains de nous ont pu penser que le Dire Non s'était éteint après la formule magique 68. D'autres se sont jetés dans l'action morbide et suicidaire en logeant des balles dans les articulations du système. Une partie a congelé une tranche de pensée de résistance bolchévique pour traverser ce qu'ils croyaient être le désert. Ils qualifient le dégel de leurs reliques de Nouveau.
    Certains ont choisi les voies rédemptrices de la Torah pendant que d'autres s'acharnèrent à l'entreprise démarxisation de notre société et inventèrent là une nouvelle martyrologie cathodique.
    Une élite prolifique s'attela à suivre Steve Jobs et les nouveaux producteurs. Les militants désoeuvrés s'agitèrent dans les cercles d'influence qu'ils pouvaient conserver et tournèrent en rond pour se créer l'illusion de leur importance. Le pouvoir du changement aux canines ciselées pour les besoins de la photogénie accueillit avec complaisance et forfanterie les demandeurs de fonctions et d'emplois de retour des camps de la Révolution.

    Les Wildes seventies passées, les eighties imposèrent sur le monde
    le premier style mondial spécifiquement nord-américain. Toute cette culture des années quatre vingt marque l'expansion d'une nouvelle vague de domination us économique et militaire à travers le monde. En ce sens les dessous de la culture sont bien marqués par le sang, la torture, la mort et la terreur.

    Pour ma part, je me suis nourri de lectures me permettant de ne tomber ni dans une nostalgie philosophique dépressive et paralysante de mes vingt ans, ni dans un conservatisme idéologique, ni dans la rédemption revendicatrice de privilèges et de pouvoir d'une partie des élites qui menèrent les rondes de la révolte 68.

    J'ai tenté de rester simple, ce qui ne fut pas évident. Mais les Gabriel Tarde, les Bergson, les Foucault, les Deleuze, les Ortega y Gasset, les Mikhaïlovitch Bakhtine, les Bataille, les Palante, Les Judith Butler, les Rancière, les Lacan, les Michel Serres et son Eloge de la Philosophie en langue française, et tant d'autres que j'oublie ici dans cette liste qui me vient spontanément en mémoire, m'ont permis de pouvoir considérer l'être comme temps...l'être comme différence....l'être comme amour. Dans cet effondrement par palier de la civilisation du 20ème siècle, communisme et socialisme collectiviste compris, l'individu et sa pensée sociale sont à nouveau et pour notre bonheur au centre des projets possibles pour des avenirs.
    La variation, le temps, la différence sont production d'imprévisibles métamorphoses. J'aime bien vivre avec cette pensée que je me suis forgée grâce à eux.

    Communément. Narval

    Posté par Narval, samedi 28 février 2009 à 11:25:15 | | Répondre
  • Ah, la "nostalgie philosophique et dépressive" ! La formule est belle ! Cette nostalgie ne doit pas nous accompagner au delà de nos vingt ans, dites vous... Mince, j'ai dépassé la date limite !
    Car il est difficile de ne pas y repiquer du nez un peu trop régulièrement. Pointer le doigt sur l'absurdité du monde, des réalités sociales, des dogmes, des morales, est un exercice à double tranchant car la lucidité se paye cher, en général ! N'est pas "surhomme" qui veut !

    Posté par SB, samedi 28 février 2009 à 14:28:06 | | Répondre
  • http://solko.hautetfort.com/

    Je n'ai jamais lu une ligne de Palante. Ma curiosité est d'autant plus grande qu'en revanche, j'en ai lu beaucoup de Guilloux, pas seulement "Le sang noir", mais bon nombre de ses carnets et presque tous ses romans. Alors, "le bonhomme Cripure" m'intéresse, forcément. Merci donc à vous et votre travail

    Posté par solko, dimanche 1 mars 2009 à 23:16:41 | | Répondre
  • La relation Palante/Guilloux a été compliquée. Relation faite d'admiration et de rejet, relation de maître à élève, relation d'un jeune auteur en plein essor avec un vieux philosophe sur le déclin... Le Sang Noir présente donc une vision de Palante qui, sans être à proprement parler fausse (de toute manière c'est un roman) reste discutable.

    Palante vaut de toute manière mieux que l'image qui a été donnée de lui. Le meilleur moyen pour l'aborder consiste sans doute à se procurer le petit volume paru aux 1001 nuits (La Sensibilité individualiste) qui permet d'entrer directement au coeur de sa pensée.

    Vous pouvez aussi aller vous balader sur le site que je lui ai consacré et qui est en jachère depuis quelques temps (il aurait besoin d'un bon gros nettoyage mais je manque de temps !) On y trouve pas mal de ses textes en ligne.
    http://www.georgespalante.net

    Posté par SB, lundi 2 mars 2009 à 09:23:13 | | Répondre
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